Le Maroc aide l’Espagne et l’Autriche à arrêter 2 terroristes

LE MAROC AIDE L’ESPAGNE ET L’AUTRICHE À ARRÊTER DEUX TERRORISTES

Une opération menée en coordination avec le Centre national de renseignement espagnol (CNI) et avec l’étroite collaboration de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) du Maroc, du FBI, de l’agence autrichienne de sécurité et de renseignement (DSN) et des autorités policières allemandes et Europol s’est soldée par l’arrestation de deux terroristes marocains de retour de Syrie.




Le ministère espagnol de l’Intérieur a, dans un communiqué, fait savoir que deux terroristes marocains ont été arrêtés pour leur appartenance présumée à une organisation terroriste après être entrés ensemble clandestinement en Europe par la « route des Balkans ». L’Audience nationale a émis un mandat d’arrêt européen (MAE) contre l’un d’entre eux dans le cadre d’une enquête menée par le Commissariat général de renseignement. Son arrestation a eu lieu en Autriche. Le second a, lui, été interpellé à Mataro (Barcelone), où il était arrivé il y a quelques jours.




L’enquête a commencé au début de l’année, à la suite des informations obtenues par le Commissariat général de renseignement, lesquelles font état de que deux combattants terroristes étrangers, liés à l’Espagne et de nationalité marocaine projetaient d’entrer en Europe. L’un des détenus avait vécu en Espagne avant de se rendre dans une zone de conflit en 2014, tandis que l’autre était parti l’année suivante du Royaume du Maroc. Ce dernier n’avait jamais vécu en Espagne, mais la plupart des membres de sa famille y vivaient depuis sept ans, fait savoir la même source.




Selon le département espagnol de l’Intérieur, les deux suspects ont rejoint des groupes liés à Al-Qaïda en Syrie où ont reçu une formation militaire pour acquérir de l’expérience du combat. Après la perte de territoires dans la zone syro-irakienne par les groupes terroristes, tous deux ont réussi à se rendre en Turquie, où ils vivaient depuis quelques mois dans l’espoir de pouvoir passer de manière clandestine en Europe, précise la même source. C’est ainsi qu’ils ont été arrêtés après être entrés en Europe il y a deux mois, en empruntant la route des Balkans : la Turquie, la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et l’Autriche.