La ville occupée de Melilla meurt à petit feu

LA VILLE OCCUPÉE DE MELILLA MEURT À PETIT FEU

Quatre mois après la réouverture des frontières de la ville occupée de Melilla avec le Maroc, les douanes commerciales sont toujours fermées, au grand dam des commerçants de la ville autonome.




Les commerçants de Melilla n’en peuvent plus de la fermeture des douanes commerciales, malgré la normalisation des relations entre l’Espagne et le Maroc en avril et la réouverture des frontières terrestres entre les deux pays le 17 mai.

Pour le moment, il n’existe aucune perspective de réouverture de ces douanes fermées unilatéralement depuis août 2018 par le Maroc.

Les entrepôts et magasins de Melilla sont désespérément fermés. Pourtant, la déclaration commune sanctionnant la rencontre du Président du gouvernement d’Espagne Pedro Sánchez avec le roi du Maroc Mohammed VI à Rabat le 7 avril, parlait d’une « normalisation complète de la circulation des personnes et des biens, y compris les dispositifs de contrôle douanier appropriés et des personnes sur terre et sur mer », rappelle El Confidencial.




La fermeture des douanes commerciales a eu des effets dévastateurs sur les commerçants, en particulier ceux qui vivaient directement du commerce avec le Maroc.

La plupart ont fermé boutique, assure l’Association des commerçants de Melilla (ACSEMEL), précisant que le régime des voyageurs adopté par le Maroc depuis la réouverture ne facilite pas non plus le trafic de marchandises, car tout produit acheté à Melilla ne peut entrer au Maroc.

Khalid Saïd, porte-parole de l’Association des commerçants de Melilla, dénonce pour sa part la situation « totalement désastreuse » que vivent les commerçants.

Une situation qui n’est pas « normale », selon Enrique Alcoba, président de la Confédération des entrepreneurs de Melilla qui demande aux autorités espagnoles de « faire pression sur le Maroc » pour une réciprocité dans les échanges commerciaux.