Maroc: les contrôleurs aériens vent debout contre l’Office national des aéroports

MAROC : LES CONTRÔLEURS AÉRIENS VENT DEBOUT CONTRE L’OFFICE NATIONAL DES AÉROPORTS

Le Bureau national unifié des contrôleurs de la circulation aérienne du Maroc a adressé une lettre au département chargé du Transport et de la logistique, avec une copie au chef du gouvernement, au ministre de l’Intérieur, au Directeur général de l’aviation civile et la Directrice générale de l’Office national des aéroports (ONDA).




Le Bureau national unifié des contrôleurs de la circulation aérienne du Maroc appelle à une intervention pour «stopper les procédures qui violent les procédures légales, prises par l’administration publique en représailles contre les contrôleurs aériens».

Dans la lettre, les contrôleurs aériens évoquent une «demande de déclenchement de la commission de sécurité aérienne», initiée par la Directrice générale de l’Office national des aéroports et ce, «en vue de sanctionner le mouvement social légitime des contrôleurs aériens du 3 août 2022».

Ils rappellent que leur mouvement social a été initié suite au non-respect des engagements de l’Office national des aéroports contenus dans le protocole d’accord signé en octobre 2019 entre l’office d’une part et le Bureau unifié des contrôleurs aériens affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT) d’autre part.




Les contrôleurs aériens accusent ainsi l’Office national des aéroports, en plus de «bafouer» des règles et procédures, de viser quatre de ses membres, dans une tentative de «manipuler» ladite commission afin de «condamner un mouvement social et se venger de tout le corps des contrôleurs».

«La direction générale essaye d’impliquer la commission de sécurité dans une affaire purement interne à l’Office national des aéroports en sapant la bonne relation d’entente et de collaboration qui existe entre la Direction générale de l’Aviation Civile (DAC) et les contrôleurs aériens», accuse la lettre.

Celle-ci décrit un climat «très tendu au sein du corps des contrôleurs».




Ceux-ci demandent enfin au ministre du Transport et de la logistique «de bien vouloir intervenir afin de redresser la situation et d’éviter un conflit plus grave qui pourrait entraîner des conséquences fâcheuses pour la gestion et la sécurité de navigation de notre espace aérien», de «mettre fin à cette situation délétère» et d’«inviter tout le monde au calme et à surtout dépassionner les débats pour l’intérêt de notre établissement et l’image de notre pays».

Pour rappel, le Bureau national unifié des contrôleurs de la circulation aérienne du Maroc, a annoncé début août, avoir déposé un préavis de grève de 15 jours, du 3 au 18 août 2022. Toutefois, ce mouvement social a été suspendu, suite à une réunion entre les contrôleurs et l’Office national des aéroports.