Opération Marhaba 2022: des files d’attente de 9 heures pour entrer à Sebta

OPÉRATION MARHABA 2022: DES FILES D’ATTENTE DE 9 HEURES POUR ENTRER DANS LA VILLE OCCUPÉE DE SEBTA (CEUTA)

Malgré le fait que la Police des frontières espagnole ait maintenu ouvertes quatre voies d’accès de l’enclave occupée de Sebta afin de tenter d’accélérer au maximum le trafic, les voyageurs en voiture ont dû prendre en mal leur patience au moins neuf heures durant, avant de pouvoir pénétrer le préside occupé dans la nuit de jeudi à vendredi et cela jusqu’à des heures très avancées de la journée.




Mais cela ne datait pas de ce vendredi, car dès lundi dernier dans l’après-midi de longues files d’attente de « plus de quatre heures » s’étaient déjà formées pour les véhicules ou en « 45 minutes » pour les piétons.

On estime côté autorités espagnoles que la phase retour de l’Opération Marhaba 2022 ou de l’Opération de traversée du détroit (OPE) devrait s’intensifier au fur et à mesure que le mois d’août tirera vers sa fin avec des pics pour les deux week-ends à venir.

Certes, la volonté de bien faire y est, mais cela n’augure guère l’image d’une parfaite coordination pour permettre un flux décent d’entrées de véhicules et des personnes dans l’enclave avant les pics de la phase retour de l’Opération Marhaba ou Opération de traversée du détroit.

Sebta s’attend à accueillir « environ 50 000 véhicules et 200 000 personnes » en partance vers le port d’Algésiras pour la plupart des Marocains retournant vers leurs destinations dans différentes régions du Vieux continent européen.

Les autorités marocaines estiment que les jours les plus problématiques à venir seront situés entre les 25 et 30 août, Marhaba se terminant à la mi-septembre.




Il se dit qu’afin d’améliorer la gestion des transferts vers le continent européen, l’on prévoit d’aménager une esplanade à proximité de Fnideq afin de réguler les flux automobiles, genre de ce qui se fait à Sebta avec Loma Colmenar.

Des espaces similaires avec le même objectif sont actuellement disponibles sur l’autoroute de Tanger, vers le port de Tanger-Med et par extension celle qui conduit également à Fnideq.

De ce côté-ci, l’ampleur était telle que les files d’attente s’étendaient sur deux voies tout le long de la route de Fnideq qui rejoint la frontière de la ville occupée de Sebta.

Des véhicules ambulanciers et de la Fondation Mohammed V, chargées d’assister les voyageurs en cas de besoin étaient visibles tout au long du trajet.

Les autorités de Sebta ont émis quelques recommandations aux compagnies maritimes, afin de permettre d’appliquer l’échange de billets entre elles.

Pour éviter déboires et autres, elles conseillent aux voyageurs transitant par le préside d’acheter au plus tôt leurs billets pour la traversée (jusqu’à 12 heures avant chaque rotation), sachant en cela que les compagnies réservent 10% de leurs places aux riverains).




Il est aussi indiqué de se présenter en zone d’embarquement au moins une heure à l’avance.

En cette phase retour et en termes de flux d’entrée, c’est le port d’Algésiras qui se tape la palme avec un record de plus de 61% du total du trafic.

870 109 Marocains résidant à l’étranger ont embarqué depuis ce port vers le Royaume du Maroc, soit 2,8% de moins qu’en 2019.

Le port d’Almeria enregistre 17% de flux, devant Tarifa (12%) tandis que le port de Malaga, le port de Valence, le port d’Alicante et le port de Motril, ont enregistré des flux inférieurs à 5%.

Pour sa part, Sebta a enregistré le passage de 23% de Marocains résidant à l’étranger, soit 3,9% de plus qu’en 2019.

Quant à la ville occupée de Melilla, elle est restée presque au même niveau qu’en 2019, avec un flux de Marocains résidant à l’étranger de 12%.

À mi-août ils étaient près d’un demi-million de nos compatriotes à s’en être retournés vers leurs foyers européens, ce qui par rapport à 2019 représente, tout de même, une hausse de 24,6%.