France: une conférence de l’imam marocain Hassan Iquioussen dans une mosquée annulée

FRANCE: UNE CONFÉRENCE DE L’IMAM MAROCAIN HASSAN IQUIOUSSEN DANS UNE MOSQUÉE ANNULÉE

La venue du conférencier Hassan Iquioussen, imam de Lourches accusé d’antisémitisme, et dont l’expulsion vers le Royaume du Maroc avait été ordonnée, à la mosquée de la Paix à Châtellerault, a été annulée.




L’imam marocain Hassan Iquioussen ne rejoindra pas la mosquée de la Paix à Châtellerault, où il devait tenir une conférence à la mosquée de la Paix dans le cadre des festivités organisées du 1ᵉʳ au 3 septembre, pour célébrer la fin des travaux du lieu de culte. Une information confirmée par le porte-parole de la mosquée, Mohamed Abdelsadok, dans un communiqué transmis lundi 22 août à la rédaction du Centre Presse. « La mosquée de la Paix, à Châtellerault, informe que la venue du conférencier Hassan Iquioussen a été annulée dès le 3 août dernier, donc bien avant l’article de presse. À cet effet, un mail a été envoyé le mercredi 3 août aux autorités, sponsors, conférenciers et associations partenaires.




Ce mail leur a été envoyé pour les informer de ce changement intervenu dans la programmation », indique le porte-parole. La mosquée de la Paix à Châtellerault « s’emploie donc depuis le 3 août à (lui) trouver un remplaçant, loin de l’agitation médiatique », ajoute la même source. Qualifié d’« ennemi de la République » par le Ministre de l’Intérieur Gérald Moussa Darmanin, l’imam Iquioussen est accusé de tenir « depuis des années un discours haineux à l’encontre des valeurs de la France ». La mosquée de Châtellerault dit n’avoir pas « pu avoir accès aux propos reprochés à Hassan Iquioussen qui auraient été tenus il y a plus de vingt ans. »




« Bien au contraire, les éléments portés à notre connaissance […] plaident pour un discours porteur de valeurs de paix conformes aux principes républicains et favorisant la cohésion nationale », indique le porte-parole de la mosquée. Le ministre de l’Intérieur avait ordonné l’expulsion du territoire français d’Iquioussen vers le Maroc. Une mesure qui a été suspendue par le tribunal administratif de Paris au motif qu’elle porterait une « atteinte disproportionnée » à sa « vie privée et familiale ». Insatisfait, le Ministre de l’Intérieur Gérald Moussa Darmanin a porté l’affaire devant le Conseil d’État qui rendra sa décision le 27 août.