Voici comment Jared Kushner a décrit le Roi Mohammed VI dans ses mémoires

VOICI COMMENT JARED KUSHNER A DÉCRIT LE ROI MOHAMMED VI DANS SES MÉMOIRES

Le conseiller de l’ancien président américain Donald Trump, Jared Kushner a décrit dans ses mémoires le Roi Mohammed VI comme un homme d’affaires très habile. Il a évoqué la normalisation des relations entre le Royaume du Maroc et Israël, révélant comment le chef de la diplomatie marocaine avait menacé d’annuler l’accord entre les deux pays.




Le conseiller et gendre de l’ancien président américain Donald Trump, Jared Kushner a publié, il y a quelques jours, ses mémoires intitulées «Breaking History: A White House Memoir Hardcover».

Il y dévoile quelques coulisses de la Maison Blanche sous l’ancien président américain. Dans son livre de 500 pages, dont certains extraits ont été publiés par les médias, Jared Kushner s’est penché sur les coulisses de la signature de l’accord tripartite entre les États-Unis, le Royaume du Maroc et Israël.

Le conseil de Donald Trump, qui a pris en charge la gestion du dossier de normalisation des relations entre Israël et les pays arabes, dont le Royaume du Maroc, a ainsi confié avoir reçu un «accueil chaleureux» auquel il ne «s’attendait» pas à la résidence royale à Rabat, expliquant qu’il craignait une «réponse froide», en raison de la pression violente exercée par Donald Trump contre Rabat pour remporter l’organisation de la Coupe du monde 2026.




Dans le livre, publié le 23 août, Jared Kushner a décrit le Royaume du Maroc comme «un État stable qui garantit la sécurité de la région et empêche la propagation de groupes terroristes tels que l’EI (« État islamique », ndlr) ou Boko Haram».

Il décrit aussi le roi Mohammed VI, qu’il a rencontré en avril 2019, comme «un homme d’affaires très habile et un homme très apprécié par son peuple».

Il a expliqué que lors de sa visite au Royaume du Maroc, les discussions qu’il a eues avec des responsables marocains ont porté sur «les développements et les progrès en Afrique du Nord et au Moyen-Orient», en plus du partenariat stratégique entre les États-Unis et le Royaume du Maroc.

Concernant la reconnaissance américaine de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara, Jared Kushner a expliqué que «le principal obstacle est venu du sénateur républicain James Inhoe, l’ancien chef du Comité des forces armées, qui a des positions pro-séparatistes».




Pourtant, au final, «un compromis a été trouvé, entre la Maison Blanche et l’élu, sur des questions de politique intérieure américaine, qui a permis de dénouer la situation».

Tout en abordant les coulisses de la normalisation des relations entre le Royaume du Maroc et Israël, le conseil de l’ancien président américain a révélé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu «ne souhaitait pas un bureau de liaison, mais plutôt l’ouverture d’une ambassade d’Israël au Royaume du Maroc».

Une proposition que Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine aurait «rejetée en bloc», au point de «menacer d’annuler complètement l’accord».

Il est à noter que c’est Jared Kushner qui a signé, au nom de l’administration américaine, l’accord tripartite entre le Royaume du Maroc, les États-Unis et Israël, le 10 décembre à Rabat.

L’accord a été signé, du côté marocain, par le chef du gouvernement Saadeddine El Othmani et du côté israélien par le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben-Shabbat.