La justice espagnole insiste sur l’illégalité du retour des mineurs marocains

LA JUSTICE ESPAGNOLE INSISTE SUR L’ILLÉGALITÉ DU RETOUR DES MINEURS MAROCAINS

Le procureur continue de soutenir que les rapatriements des mineurs de Sebta au Maroc n’ont pas été effectués conformément à la loi sur les étrangers, accusant la délégation gouvernementale de la ville autonome et le ministère de l’Intérieur de cette action « illégale ».




La vice-présidente du gouvernement de la ville occupée de Sebta, María Isabel Deu, a déclaré lors de sa comparution en décembre dernier que les mineurs ont été rapatriés au Maroc sans aucune enquête sur leurs familles d’origine. L’ordre de rapatrier ces mineurs a été donné par la déléguée du gouvernement, Salvadora Mateos, qui a reçu les instructions du ministère de l’Intérieur avec lequel elle était « en contact quotidien et permanent », rappelle El Mundo. María Isabel Deu s’est rendu dans les centres de séjour des mineurs pour les informer de leur rapatriement. Mais c’est la déléguée du gouvernement, Salvadora Mateos, qui a signé le décret, en relation avec le ministère espagnol de l’Intérieur de Fernando Grande-Marlaska.




Seuls les enfants qui n’étaient pas dans une situation vulnérable dans leur pays d’origine étaient concernés par ces retours. Quant à la situation familiale des adolescents, la vice-présidente du gouvernement de la ville occupée de Sebta, María Isabel Deu, et la déléguée du gouvernement, Salvadora Mateos, l’ont confiée aux ONG, mais María Isabel Deu a admis n’avoir jamais cherché à connaître l’issue de cette procédure. La vice-présidente du gouvernement du préside occupé de Sebta a également assuré qu’à l’époque, elle faisait confiance au Maroc et ne doutait pas de sa « compétence et sa capacité à réunir les mineurs avec leurs familles ».




Pour le procureur, les rapatriements auraient dû être effectués conformément à la loi sur les étrangers et non dans le cadre d’un accord entre le Royaume d’Espagne et le Royaume du Maroc. De son côté, le juge a ouvert une enquête sur le retour de ces mineurs après la plainte qui a été déposée par une association pour dénoncer le caractère « illégal » de ces retours. María Isabel Deu et Salvadora Mateos sont toutes les deux citées à comparaître le 7 septembre prochain. L’association qui a porté plainte a annoncé qu’elle pourrait également demander la comparution du ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska en tant que témoin.