Polisario à la TICAD: la justification tunisienne démentie par un document officiel du Japon

« POLISARIO » À LA TICAD: LA JUSTIFICATION TUNISIENNE DÉMENTIE PAR UN DOCUMENT OFFICIEL DU JAPON

Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Tokyo International Conference on African Development, TICAD): un document officiel du Japon dément la version du ministère tunisien des Affaires étrangères




Dans sa tentative de justifier l’accueil qui a été réservé par le Président de la République tunisienne Kaïs Saïed au chef du groupe séparatiste armé qui se fait appeler « Polisario », le ministère tunisien des Affaires étrangères a renvoyé la balle dans le camp de l’Union africaine, affirmant que «c’est l’Union africaine, en sa qualité de participant majeur à l’organisation du Symposium international de Tokyo, qui a diffusé un mémorandum invitant tous les membres de l’Union africaine, y compris la République Arabe Sahraouie Démocratique, pour participer aux activités du Sommet de la TICAD 8 en Tunisie.»

Cette version a été démentie par un document officiel de la Mission du Japon auprès de l’Union africaine, adressé à la Commission de l’Union africaine, le 19 août 2022.

Tokyo informe que seuls les États ayant reçu une invitation co-signée par le Premier ministre nippon Kishida Fumio et le président tunisien Kaïs Saïed sont autorisés à prendre part aux travaux du 8ème Sommet de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD).




Cette précision donne ainsi du crédit au communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères qui a été publié samedi 27 août.

«Il a été convenu dès le départ et avec l’accord de la Tunisie, que seuls pourront prendre part à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, les pays ayant reçu une invitation co-signée par le Premier ministre japonais et le Président tunisien», indique le texte.

«C’est dans ce cadre que 50 invitations ont été envoyées aux pays africains qui ont des relations diplomatiques avec le Japon. La Tunisie n’avait donc pas le droit d’établir un processus d’invitation unilatérale, parallèle et spécifique à l’entité séparatiste, contre la volonté explicite du partenaire japonais», a dénoncé la diplomatie marocaine.