Des industriels du tabac accusés d’évasion fiscale au Maroc

DES COMPAGNIES DE L’INDUSTRIE DU TABAC ACCUSÉS D’ÉVASION FISCALE AU ROYAUME DU MAROC

Des accusations d’évasion fiscale, de fraude fiscale et de flux financiers illicites pèsent contre les multinationales du tabac présentes au Maroc et dans d’autres pays africains (Afrique du Sud, Malawi, Tanzanie, Kenya, Nigeria, Côte d’Ivoire, Ghana, Égypte).




Le rapport intitulé « Industrie du tabac et flux financiers illicites en Afrique », réalisé et présenté par le Centre de plaidoyer législatif de la société civile en collaboration avec Tax Justice Network Africa lors d’un événement mercredi dernier met en lumière l’étendue de l’implication de l’industrie du tabac dans l’évasion et la fraude fiscales en Afrique. Ces pratiques ont fait perdre 88,6 milliards de dollars au continent africain. Le rapport renseigne sur le profil des principales sociétés de tabac, de leurs filiales, de leur domicile et des tendances de leurs revenus entre 2010 et 2021.




Ceux-ci sont établis en Afrique du Sud, au Malawi, en Tanzanie, au Kenya, au Nigeria, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Égypte et au Royaume du Maroc, fait savoir Punchng. En raison de l’ampleur de l’évasion fiscale des producteurs de cigarettes, le directeur exécutif du CISLAC (Civil society legislative advocacy center), Auwal Rafsanjani, plaide « pour la réduction des flux financiers illicites, de l’évasion fiscale, du blanchiment d’argent, de la fraude fiscale des compagnies de tabac qui affecte directement notre économie et affecte le développement du réseau africain de la justice fiscale en Afrique ».