Espagne: un marocain acteur principal d’un court-métrage sur la situation des migrants

UN EX-MINEUR MAROCAIN, ACTEUR PRINCIPAL DANS UN COURT-MÉTRAGE SUR LA SITUATION DES MIGRANTS EN ESPAGNE

Hassan El Boujaddaini, un ancien migrant mineur, joue le rôle principal dans le court métrage « Todo va bien », un film qui raconte la réalité des migrants mineurs en Espagne et les difficultés qu’ils rencontrent une fois devenus majeurs et expulsés des centres pour mineurs.




Réalisé par Adrián Ordóñez avec un scénario de Sergio Rubio, primé au Festival du film de Malaga cette année, le court métrage vient de terminer son tournage.

Le film met en lumière la situation difficile des migrants mineurs en Espagne, fait savoir La Opinion de Malaga.

Hassan El Boujaddaini, ex-mineur marocain, tient le rôle principal dans ce film dans lequel on retrouve également un autre ex-mineur, Oussama Orjienal.

Hassan El Boujaddaini a quitté le Maroc en 2018 à l’âge de 16 ans à la recherche d’un meilleur avenir.

Quatre ans après son arrivée en Espagne, et deux ans après son expulsion du centre pour mineurs de la ville occupée de Melilla une fois la majorité atteinte, le voilà au-devant de la scène, à se tenir face à une caméra et une équipe technique de plus de trente personnes et à répéter un texte qu’il a mémorisé.

À son départ du Maroc, il aurait certainement pensé à beaucoup de choses, sauf à devenir acteur de cinéma.




« J’ai préféré passer des semaines à répéter avec d’anciens tuteurs plutôt que de tourner avec des comédiens professionnels. Je veux donner au court métrage une touche documentaire. Je veux faire passer un message fort », explique le réalisateur, Adrián Ordóñez.

Ce message, c’est la situation déplorable que vivent les migrants mineurs en Espagne « à cause de leur couleur, leur race, leur religion… », ajoute-t-il, espérant que ce film pourra aider ces jeunes à « trouver leur voie ».

Avec la collaboration de deux ONG, Málaga Acoge et CIC Batá de Cordoue, l’équipe de tournage a réalisé un casting pour retenir Hassan et Oussama parmi plus de 30 jeunes migrants.

Ensuite, il n’a pas été facile de convaincre ces garçons de participer au projet.

« Dès qu’ils trouvent un emploi, ils vous disent : Je suis désolé, mais je dois travailler », déclare le réalisateur qui espère que ce film va contribuer à changer le regard du public et à faire tomber les préjugés sur les ex-mineurs.