La police des frontières en Hongrie maltraite un marocain

UN MIGRANT MAROCAIN MALTRAITÉ PAR LA POLICE DES FRONTIÈRES EN HONGRIE

La police hongroise des frontières aurait maltraité un migrant de nationalité marocaine, en le battant et en lui taillant une croix après lui avoir rasé le crâne.




Selon le site d’information panarabe Al-Araby Al-Jadeed, qui cite un groupe serbe de défense des droits des migrants, les faits se sont déroulés après que le migrant Marocain a été capturé alors qu’il tentait de traverser de la Serbie vers la Hongrie.

Le groupe serbe Klikactiv a partagé, lundi, le récit du migrant marocain rencontré près de la frontière serbo-hongroise, un point de passage commun pour les migrants et les réfugiés cherchant refuge en Europe.

Le Marocain «avait une blessure à la cheville et une tête fraîchement rasée, et avait l’air affligé», selon le groupe.

Il a déclaré que lui et un certain nombre d’autres migrants traversant la frontière avaient été arrêtés et «battus physiquement pendant plusieurs minutes par la police des frontières hongroise». Le migrant Marocain a ajouté que les agents auraient fouillé les biens des migrants, y compris les siens.




Ils ont trouvé une tondeuse, qu’ils auraient utilisée pour lui tailler une croix sur la tête. «Ils ont allumé la machine, ils m’ont attrapé pour que je ne bouge pas et ils m’ont fait une croix sur la tête», a-t-il confié.

«Puis ils ont commencé à se moquer de moi en me frappant la tête. Quand j’ai finalement été relâché, je voulais juste me débarrasser de tous les cheveux qui me tombaient sur la tête».

Le groupe serbe Klikactiv a fait état d’une augmentation de la brutalité et de la violence physique de la part de la police hongroise à l’encontre des migrants. L’organisation a déclaré au média que des passages à tabac et des vols par la police des frontières se produisent au niveau des frontières nord de la Serbie.

Pour sa part, Médecins sans frontières a déclaré le mois dernier que les migrants sont soumis à une «violence choquante» de la part des autorités hongroises.