Maroc: le CNDH et la DGSN scellent un partenariat pour le respect des droits humains

MAROC : LE CONSEIL NATIONAL DES DROITS DE L’HOMME ET LA DIRECTION GÉNÉRALE DE LA SÛRETÉ NATIONALE SCELLENT UN PARTENARIAT POUR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS

Le directeur général de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et directeur de la Direction générale de la surveillance du territoire marocain (DGST), Abdellatif Hammouchi, et la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Amina Bouayach, ont signé, à Rabat, une convention-cadre de partenariat et de coopération institutionnelle portant sur la formation et le renforcement du respect des droits humains dans l’exercice de la fonction policière.




Cette convention-cadre de partenariat reflète l’ambition commune et la volonté des services de sûreté nationale et du Conseil national des droits de l’Homme pour renforcer la coopération dans divers domaines de formation à tous les niveaux. Il s’agit aussi de consolider les acquis des droits humains réalisés par le Maroc dans le domaine de la mise en œuvre et la protection des droits de l’homme, indique un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale.

Cette convention pose ainsi les jalons d’une coopération institutionnelle durable, via le développement d’une action commune entre les services de la Direction générale de la sûreté nationale et du Conseil national des droits de l’Homme pour promouvoir la culture des droits humains dans le cursus de formations et de stages des policiers et en faire une référence encadrant les missions des fonctionnaires de la sûreté nationale en charge de l’application de la loi, souligne le communiqué.




Elle vise aussi à soutenir les efforts déployés par l’institution de sûreté pour promouvoir des pratiques professionnelles et des interventions de terrain basées sur les normes nationales et internationales en matière des droits humains.

Les domaines de cette coopération, qui sont ouverts sur toutes les initiatives et projets futurs prometteurs, englobent l’organisation de sessions et programmes de formation pour renforcer les connaissances et compétences dans les domaines des droits humains en faveur des cadre et fonctionnaires de la sûreté nationale, tout en permettant de bénéficier de l’expertise et des références ayant trait aux droits, aux libertés et activités institutionnelles, en plus de la consolidation de la dimension des droits de l’homme en tant que pilier essentiel dans les programmes de formation de policiers et dans l’ensemble des pratiques relatives à cette fonction, poursuit le communiqué.




Dans le cadre de la mise en œuvre immédiate de cette convention, la Direction générale de la sûreté nationale et le Conseil national des droits de l’Homme organiseront une journée d’étude nationale axée sur les normes et pratiques liées à la prévention de la torture et autres formes de châtiments ou traitements cruels, inhumains ou dégradants lors de l’arrestation, de l’interrogatoire et de la garde à vue, en présence de personnalités nationales et autres internationales, représentants des mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies, en plus du lancement d’un programme de formation intégré qui comprend une série d’ateliers de formation au profit des fonctionnaires de la sûreté nationale chargés de la garde des lieux destinés à la détention et à la privation de liberté.