Montréal: une éducatrice marocaine poursuivie pour violences sur enfants

MONTRÉAL : UNE ÉDUCATRICE MAROCAINE POURSUIVIE POUR VIOLENCES SUR ENFANTS

Une éducatrice marocaine ayant travaillé dans une garderie montréalaise est accusée de violences sur quatre enfants. Elle fait face à une peine de prison pouvant aller jusqu’à 10 mois fermes.




Les faits remontent à 2020.

Nassira El Hmaini exerçait comme éducatrice à la garderie KIDZ dans le quartier Villeray, à Montréal. Il avait déjà accumulé 5 années d’expérience.

Elle est accusée d’avoir violenté quatre jeunes enfants d’environ 2 ans.

Les violences sont documentées par des vidéos dans lesquelles on voit l’éducatrice « donner une claque au visage à deux enfants qui bougent sur leur matelas de sieste, tirer entre autres les cheveux d’une fillette, taper un enfant sur la tête et en projeter un autre par terre ».

« Je n’ai jamais fait ça pour leur faire du mal, j’ai fait ça par amour.




Je m’excuse d’avoir fait ces gestes », a témoigné la femme de 31 ans jeudi lors des observations sur la peine au palais de justice de Montréal.

Elle a plaidé coupable à cinq chefs d’accusation de voies de fait en mai dernier.

Nassira El Hmaini a justifié ces violences par plusieurs facteurs : elle affirme avoir été régulièrement frappée par sa mère pendant son enfance ; assure que plusieurs éducatrices frappaient les enfants, par exemple en les pinçant ou en les frappant avec des jouets, rapporte La Presse.

Elle a confié que l’une des éducatrices l’a même menacée de mort si elle la dénonçait.

« Mon estime de moi était brisée. Le milieu était toxique », a-t-elle fait valoir.




Elle admet avoir du mal à s’occuper d’un groupe d’enfants dépassant le ratio légal enfants/éducatrice dont certains étaient des « enfants-rois intolérables ».

Pleine de remords, elle s’excuse auprès des parents d’avoir commis ces gestes.

« Je m’excuse à la société. J’ai très honte », a-t-elle répété.

Son avocat a plaidé pour une absolution inconditionnelle.

Mais la procureure de la Couronne, Gabrielle Delisle, réclame une peine d’incarcération ferme de 8 à 10 mois.

Selon des lettres poignantes déposées à la cour, les enfants ont été bouleversés par les évènements, fait-elle savoir.

Nassira El Hmaini sera fixée sur son sort en janvier prochain.