France: un retraité marocain menacé avec une arme à feu

FRANCE: UN RETRAITÉ MAROCAIN MENACÉ AVEC UNE ARME À FEU

Un individu visiblement ivre a tenté d’agresser un septuagénaire marocain. La scène s’est produite dans le quartier des Provinces à Cherbourg (Manche).




Muni d’une arme à feu chargée et d’un couteau, l’agresseur semble avoir suivi la victime jusque devant la pizzeria de l’avenue de Normandie, à Cherbourg-Octeville (Manche). Les faits se sont déroulés le 10 septembre 2022, vers 19h30.

« J’étais en train d’attendre ma commande à la pizzeria de la place Pierre-Mendès-France quand un individu est venu vers moi. Sans raison, il m’a menacé avec une arme à feu et a planté le bout du canon sur le front, entre les deux yeux, en me disant de me taire.

Sur le coup, les personnes présentes n’ont pas bougé. Nous étions tous surpris », confie Mohammed Chaboune, le retraité âgé de 73 ans, rapporte actu. Le jeune homme a ensuite quitté les lieux, l’arme à la main.

La victime a immédiatement appelé la police, puisqu’elle connait très bien son agresseur. « Je connais mon agresseur. C’est le fils d’un ancien collègue. Je ne le fréquente pas. Je ne comprends vraiment pas son geste ».




Avec les informations données par Mohammed, la police ne tardera pas à mettre la main sur son agresseur. Il était toujours ivre et détenait l’arme à feu ainsi que le couteau. Il a été placé en garde à vue.

Même s’il n’a pas été blessé, Mohammed Chaboune qui vit en France depuis 1969, se dit encore sous le choc de cette agression sans raison. Et le fait que l’agresseur soit libéré en rajoute davantage à son choc psychologique. « Depuis mon agression, je ne dors plus.

Je n’ai pas été blessé, mais je suis marqué psychologiquement. Je suis désormais sous traitement. Je salue l’intervention rapide des services de police et leur écoute lors de ma prise de plainte.

Mais j’attends aujourd’hui de la justice une réponse pénale. Ce n’est pas normal qu’un homme se balade, de cette manière, dans la rue avec une arme. Mon agresseur est ressorti libre. Et il m’arrive de le croiser dans le quartier. Cela m’inquiète ».