Sahara marocain: Brahim Ghali accuse Israël de « semer la zizanie »

SAHARA MAROCAIN: BRAHIM GHALI ACCUSE ISRAËL DE VOULOIR « SEMER LA ZIZANIE »

Le groupe séparatiste armé qui se fait appeler « polisario » revient à la charge pour s’attaquer à Israël et dénoncer les liens diplomatiques noués avec le Maroc. Le chef de la milice séparatiste, Brahim Ghali, a accusé Israël de vouloir « semer la zizanie » dans la région.




Pointés du doigt pour leur tentatives de déstabilisation de la région et leur menace sur la sécurité de l’Afrique du Nord en cherchant à nuire à l’intégrité territoriale du Maroc en lorgnant sur son Sahara qu’il a récupéré de la colonisation espagnole en 1975, l’Algérie et sa création le mouvement éparatiste armé qui se fait appeler « polisario », sont revenus à la charge, une nouvelle fois, pour tenter d’accuser à leur tour l’alliance entre le Maroc et Israël.

Selon le chef du groupe séparatiste, Israël porterait atteinte aux droits des sahraouis et menacerait la sécurité de la région en raison de ses accords avec le Maroc dans le cadre des accords d’Abraham.

Sans apporter de preuves, il accuse ouvertement Israël de vouloir « saper » les droits des sahraouis et de « semer la zizanie », de même qu’il accuse le Maroc d’avoir noué des « alliances suspectes » en ayant rétabli ses relations diplomatiques avec Israël.

Dans ses accusations Brahim Ghali a désigné Israël et « d’autres parties connues » comme responsables d’actes qui « incluent l’intensification du flux de drogue en provenance du Maroc pour soutenir et inciter le crime organisé et les groupes terroristes ».

Pourtant, c’est le polisario que dirige Brahim Ghali, qui est considéré comme une milice terroriste par ses activités militaires visant à s’emparer d’un territoire marocain.




La milice a récemment rompu unilatéralement le cessez-le-feu signé en 1991 après avoir pris en otage et bloqué l’axe routier d’El Guerguerat reliant le Maroc à la Mauritanie pendant près d’un mois.

Et des communiqués de guerre du polisario, se félicitant d’avoir frappé des zones et des positions marocaines au Sahara sont publiés presque tous les jours via les canaux d’information de la faction séparatiste et l’agence officielle algérienne APS.

Brahim Ghali est connu pour être impliqué dans différentes affaires graves en Espagne, incluant des disparitions forcées et des tortures envers les sahraouis qui étaient contre son projet séparatiste.

Il est recherché dans le cadre d’accusations de « génocide » contre des sahraouis et Espagnols et de viols sur mineures.

L’Algérie qui est aux premières loges de ce conflit, en étant l’instigateur principal du différend, a été la première à dénoncer les liens diplomatiques entre le Maroc et Israël, qu’elle voit comme une menace à sa propre force militaire et son hégémonie en Afrique du Nord.

Jusqu’ici l’Algérie s’est gardée de critiquer Israël frontalement ou d’accuser les autres pays arabes ayant normalisé leurs relations avec l’Etat hébreu d’avoir « trahi » la cause palestiniennes.




Tous les reproches ont par contre été dirigés vers le Maroc qui, n’a fait que rependre des relations diplomatiques qui étaient déjà existantes par le passé.

Le Maroc s’est vu reprocher d’avoir « permis » à Yaïr Lapid, à l’époque chef de la diplomatie israélienne, d’évoquer les liens inquiétants entre l’Algérie et l’Iran lors de sa visite à Rabat.

Les critiques du régime algérien qui reprochait au Maroc de ne pas avoir pris la défense de l’Algérie, intervenaient alors même que l’Algérie accusait Rabat d’être responsable des incendies mortels qui ont ravagé la Kabylie, et après avoir refusé l’aide du Maroc qui lui mettait à sa disposition des Canadairs pour éteindre les flammes.

Ces reproches déplacés autant sur le fond que la forme, intervenaient également au moment où l’Algérie attaquait continuellement le Maroc verbalement par ses plus hauts responsables, diplomatiquement et organisait des exercices militaires aux frontières avec le Royaume, sans compter que l’Algérie menace l’intégrité territoriale du Maroc depuis près de 5 décennies.