Gaz: l’exploitation du bassin de Larache pourrait démarrer d’ici fin 2024

GAZ : L’EXPLOITATION DU BASSIN DE LARACHE POURRAIT DÉMARRER D’ICI FIN 2024

La stratégie menée par l’Office national des hydrocarbures et des mines pour la promotion des bassins sédimentaires du Royaume a permis d’attirer les investissements de 12 sociétés pétrolières étrangères durant les dix dernières années. C’est ce qu’a révélé la ministre de la Transition énergétique et du développement durable. Le volume des investissements dans l’exploration gazière et pétrolière au Maroc a atteint 28,5 milliards de dirhams entre 2000 et 2021. Les études menées dans les différentes régions sont prometteuses, notamment à Larache où la phase d’exploitation pourrait être lancée d’ici fin 2024.




Dans sa réponse à une question écrite d’un député du Mouvement Populaire à la Chambre des représentants, la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali a indiqué que les opérations d’exploration du pétrole et du gaz nécessitent des investissements importants et de la haute technologie.

La stratégie menée par l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) pour la promotion des bassins sédimentaires du Royaume a permis d’attirer les investissements de 12 sociétés pétrolières étrangères durant les dix dernières années.

Le volume des investissements dans l’exploration gazière et pétrolière au Maroc a atteint 28,5 milliards de dirhams entre 2000 et 2021.

À cet égard, elle a assuré que l’Office national des hydrocarbures et des mines a adopté une stratégie qui consiste, « dans un premier temps, à réaliser une évaluation des potentialités dans les différentes zones terrestres et maritimes du Royaume.

En se basant sur les résultats de cette analyse, une deuxième phase de promotion de ces potentialités est entamée auprès des sociétés pétrolières étrangères ».




Leila Benali a souligné que le Maroc dispose de différents bassins terrestres et maritimes, dont les données géologiques permettent de « créer des systèmes pétroliers diversifiés susceptibles d’accumuler des gisements de pétrole et de gaz », notant que « des efforts considérables ont été entrepris pour développer les opérations d’exploration de pétrole et de gaz dans les différentes régions du Royaume ».

S’agissant du bilan des explorations, la ministre a cité plusieurs découvertes de gisements importants de gaz, à l’image du bassin du Gharb, qui recèle un potentiel économique important malgré son volume limité et de celui d’Essaouira, qui produit toujours un volume important de gaz et de gaz condensé.

Au niveau du bassin de Larache, sur la base des études géologiques et géophysiques, l’Office national des hydrocarbures et des mines et son partenaire ont mis en place un puits d’exploration entre décembre 2021 et janvier 2022, qui a révélé un potentiel gazier intéressant.

« Si les études confirment l’intérêt économique de ce gisement, les parties prenantes passeront à la phase d’exploitation fin 2024 », a annoncé Leila Benali.




Concernant la zone de Tendrara, des puits d’explorations ont été creusés entre 2016 et 2019 en se basant sur des travaux de scan, de traitement et d’extrapolation de données sismiques 3D, dont deux ont confirmé la présence du gaz naturel, a-t-elle précisé.

Elle a révélé, dans ce sens, que « cette exploration sera développée à travers la création d’une infrastructure de traitement et de transportation afin d’assurer l’alimentation en gaz naturel des centrales thermiques de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable ».

Par ailleurs, les études et les recherches menées sur l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste ont confirmé que le Maroc dispose d’un potentiel important dans les zones de Timahdit, Tarfaya et Tanger, a fait savoir la ministre de la Transition énergétique et du développement durable.

Leila Benali a ajouté que « des études géologiques et des diagnostics géochimiques ont permis d’aboutir à des résultats encourageants au niveau du crétacé dans les bassins d’Errachidia-Goulmima, de Boulemane et de Laâyoune-Boujdour ».




Dans ce sens, la ministre a révélé qu’une nouvelle stratégie a été adoptée au cours des dernières années visant à conclure des conventions de partenariats entre l’Office national des hydrocarbures et des mines et des entreprises internationales leaders dans ce type de projets, alors que « des pays comme le Canada et l’Estonie exploitent les schistes bitumineux à travers la combustion des schistes pour produire l’électricité ».

Leila Benali a signalé que dans le domaine des schistes bitumineux deux principaux défis sont à relever, à savoir la problématique du passage de la phase des études technologiques à celle de la production, ainsi que les défis environnementaux.

En ce qui concerne le gaz de schiste, Leila Benali a indiqué que le Maroc a réalisé plusieurs recherches au niveau des bassins de Tadla-Al Haouz et de l’Oriental, notamment les deux bassins de Boudnib et Zag, sur une superficie de 130.948 km².

Il a été également procédé à l’étude, l’évaluation et la réalisation de 22 forages d’explorations géologiques, ainsi qu’à des études sismiques 2D, qui ont couvert une superficie de 300 km² au niveau du bassin de Zag, a-t-elle ajouté.