Sahara: le Mouvement sahraouis pour la paix appelle à couper les vivres au polisario

SAHARA: LE MOUVEMENT SAHRAOUIS POUR LA PAIX APPELLE À « COUPER LES VIVRES » AU POLISARIO POUR L’OBLIGER À COOPÉRER

Le président du Mouvement sahraouis pour la paix (MSP), parti dissident du polisario, a annoncé l’organisation de réunions avec des formations politiques espagnoles afin d’arrêter le financement de la milice séparatiste. Sa déclaration intervient dans le cadre de la tenue d’une première conférence réunissant les Sahraouis voulant sortir le dossier du Sahara de la situation de statut quo imposé par le polisario et l’Algérie.




Alors que vient de se terminer la toute première conférence consacrée à étudier les solutions pratiques et réalisables pour ramener la paix aux populations sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf en Algérie, Haj Ahmed Barykla, président du Mouvement sahraouis pour la paix (un parti politique né d’anciens leaders du polisario déçus), a annoncé sa prochaine étape.

« Nous avons beaucoup à faire pour briser le front polisario séparatiste, qui est maintenant en état de mort clinique en attendant que quelqu’un lui mette un terme… », a indiqué celui qui faisait partie de ce groupe avant de créer le premier parti politique sahraoui issu des camps de Tindouf et qui combat la pensée unique du mouvement séparatiste.

Haj Ahmed Barykla fait partie de ces déçus de l’immobilisme du polisario et l’état de fait imposé par les dirigeants de la milice.

Depuis 50 ans, le mouvement séparatiste a combattu toute solution au différend autour du Sahara qui n’incluait pas de référendum sous ses propres règles biaisées et manipulées de sorte à avoir une majorité de vote pour leur compte.




Pendant 50 ans, la stratégie du polisario et de l’Algérie créatrice de cette milice séparatiste, était de faire vivre aux populations sahraouies séquestrées une situation dégradante et de leur faire croire que le Maroc en était responsable, alors que les aides internationales affluent de toutes parts et sont détournées pour l’achat d’armes et l’enrichissement illicite des haut cadres de la milice et leurs familles établies à l’étranger: dans les pays d’Amérique latine, en France et en Espagne.

L’Algérie qui accueille la milice et les populations des camps de Tindouf refuse le recensement de ces dernières par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR).

Ces personnes utilisées comme une vitrine internationale pour attiser la sympathie et susciter la pitié, mais aussi donner une légitimité aux revendications séparatistes, ne sont pas toutes des populations sahraouies.

Elles comptent parmi elles des Algériens du sud, des Maliens et autres populations sahariennes des pays limitrophes de l’Algérie.




Pendant ces cinq dernières décennies, ces migrants ont été « greffés » à la population sahraouie et forcés de procréer en nombre afin de faire grossir le nombre de Sahraouis et ainsi grossir le nombre des votes en faveur du polisario contre le Maroc qui défend son intégrité territoriale.

En outre, le polisario et l’Algérie ont refusé aux Sahraouis toujours résidant au Maroc et les familles de filiation sahraouie la participation au référendum, sans compter les milliers de morts et disparus sahraouis tués par la milice entre les années 70 et 90, qui font encore aujourd’hui l’objet de poursuites judiciaires en Espagne.

Par conséquent, les Nations Unies ont été catégoriques sur l’impossibilité de procéder à un référendum équitable qui traduit la réalité de la situation à cause des manipulations ethniques opérées pendant cinq générations.

Ainsi, l’option du référendum a été supprimée des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2001 favorisant une solution politique, basée sur la négociation, le compromis, et qui sera à même de rétablir la paix au Sahara.




Mais le groupe séparatiste armé qui se fait appeler « polisario » et l’Algérie continuent pourtant d’appeler au référendum, bloquant ainsi tout processus de paix.

C’est dans ce cadre que le Mouvement sahraouis pour la paix a été créé pour faire avancer le dossier en dépit des blocages des parties cherchant à faire perdurer la situation pour continuer à s’enrichir sur le dos des camps des Tindouf. Estimant que ce sont ces fonds internationaux qui alimentent les caisses du mouvement séparatiste, le Mouvement sahraouis pour la paix a annoncé la tenue de plusieurs réunions avec les représentants politiques espagnols, dont le pays est le premier donateur.

« Les réunions avec les partis espagnols seront nombreuses afin de couper le soutien au front polisario, qui profite de la situation des réfugiés sahraouis », a indiqué Haj Ahmed dans son tweet.




L’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Staffan de Mistura vient de conclure sa tournée régionale avant de rédiger son rapport sur la situation pour le Conseil de sécurité.

Il a pu constater que les discours du groupe séparatiste armé qui se fait appeler « polisario » et de l’Algérie restent les mêmes, refusant le processus onusien.

En effet, l’Algérie et le polisario avaient tous deux refusé la dernière résolution du Conseil de sécurité appelant toutes les parties au conflit à reprendre le processus politique des tables rondes visant à mettre toutes les parties prenantes devant leurs obligations de négociations pour s’accorder sur une solution politique.

Alger a refusé de reprendre part aux tables rondes niant son rôle dans la création du conflit et son implication quotidienne.

Le Royaume du Maroc qui estime que l’Algérie est la réelle partie prenante au dossier, affirme qu’Alger ne peut pas se défiler face à ses responsabilités et doit s’investir avec bonne foi pour mettre un terme à ce différend artificiel régional.