Sahara marocain: des acteurs associatifs français appellent la France à clarifier sa position

DES ACTEURS ASSOCIATIFS FRANÇAIS APPELLENT LA FRANCE À «SORTIR DE L’AMBIGUÏTÉ»

Depuis Laâyoune, des acteurs associatifs français ont appelé le gouvernement de leur pays à clarifier sa position vis-à-vis du dossier du Sahara marocain, regrettant «l’ambiguïté» de la position de la diplomatie française.




Réunis à Laâyoune, les membres de la Fondation France-Maroc Paix et Développement Durable et de l’Association Ribat Al Fath ont renouvelé leur appel au gouvernement français à clarifier sa position sur le dossier du Sahara marocain.

«Je regrette l’ambiguïté de notre pays sur un sujet si fondamental pour un pays aussi ami que le Maroc», a déclaré le président de la Fondation France-Maroc Paix et Développement Durable, Hubert Seillan, qui a aussi affirmé que la marocanité du Sahara était «un fait qui doit être transcrit comme droit absolu».

Par la même occasion, ces activistes, qui mènent une série de rencontres dans plusieurs villes des Provinces du Sud ont mis en évidence les avancées réalisées dans ces régions et les grands projets économiques et sociaux lancés pour consolider le développement des populations sahraouies.




«Il faut lever les ambiguïtés et venir voir sur place ce qu’est le Sahara marocains dans ses réalisations et ses projets et pour comprendre que le Maroc a toujours été dans son Sahara, qu’il est aujourd’hui et qu’il le sera à jamais», a affirmé le président délégué de l’Association Ribat Al Fath.

Les membres des deux fondations se sont aussi focalisés sur les liens d’amitié et de fraternité profonds qui unissent les deux pays et qui sont aujourd’hui fragilisés par l’ambigüité du gouvernement français sur le dossier du Sahara et sa non-prise de position claire.

«Nous avons évoqué les liens fraternels qui unissent bien des Marocains aux Français et bien des Français aux Marocains.

Ces liens fraternels sont mis en cause aujourd’hui par le fait que la France ne s’engage pas sur ce terrain du Sahara», regrette le président de la Fondation France-Maroc Paix et Développement Durable.




Évoquant des allégations clamées à tort et à travers par les parties qui soutiennent les séparatistes, notamment celles relatives aux droits humains, le président de la Fondation France-Maroc Paix et Développement Durable, Hubert Seillan, a invité toute personne qui prend au sérieux ces mensonges à faire une simple comparaison entre le développement des Provinces du Sud du Royaume du Maroc et la situation des populations y résidant avec les «camps miséreux» de Tindouf.

Il a aussi dénoncé ces «quelques braillards qui, à l’Organisation des Nations unies vont dire que les droits de l’Homme sont bafouillés au Sahara marocain» alors que «de l’autre côté de la frontière, il y a des camps miséreux, où les gens n’ont aucun moyen sanitaire, sont prisonniers et n’ont pas la liberté de circulation».