Casablanca: les hôtels et snacks taxés pour la collecte des ordures

CASABLANCA IMPOSE UNE TAXE AUX HÔTELS ET SNACKS POUR LA COLLECTE DES ORDURES

Le Conseil communal de la ville de Casablanca a fixé une taxe que les hôtels et les snacks doivent payer pour la collecte des déchets qu’ils produisent au quotidien.




Plus de collecte gratuite de déchets produits par les hôtels et les snacks. Désormais, les propriétaires de ces établissements doivent payer une taxe de 500 dirhams par tonne de déchets produits.

À l’origine de cette décision fiscale, les pertes financières enregistrées par la commune dues au non-paiement d’indemnité par ces établissements. Jusqu’à présent, c’est la commune qui gère toute seule la collecte des déchets.

« Il y a des snacks bien connus à Casablanca qui font de la restauration rapide qui ne font rien pour la commune, ce qui encourt des pertes financières à cette dernière, qui se retrouve dans l’obligation de le gérer au quotidien ces grandes quantités de déchets afin de préserver la propreté escomptée par les Casablancais ».




C’est ce qu’a déclaré l’adjoint au maire dans un communiqué.

« Il n’est plus acceptable que les Casablancais paient la taxe pour ces établissements qui produisent des déchets », a-t-il ajouté, confirmant par ailleurs qu’il a été décidé de les obliger à payer un montant de 500 dirhams par tonne de déchets, par l’intermédiaire des deux sociétés de gestion des ordures ménagères, de le transférer à la décharge publique de la ville.

Cette décision fiscale suscite déjà des réactions.

Noureddine Al-Harraq, président de l’Association nationale des propriétaires de cafés et de restaurants s’y oppose.




« En tant qu’association nationale et en tant que professionnels, nous avons été choqués de cette décision prise par la ville de Casablanca et un certain nombre de communes dans différentes régions du royaume, d’autant plus qu’elle intervient alors qu’on s’attendait à ce que le gouvernement entreprenne des mesures de soutien à notre secteur sérieusement impacté par les deux années Covid.

Cela dénote l’incapacité de ces autorités d’élargir l’assiette fiscale et opte pour les solutions faciles, dont l’imposition des entités de restauration déjà lourdement taxées », s’est-il indigné sur Radio MFM.