Le Maroc doit-il s’inquiéter pour le sabotage des câbles sous-marins ?

LE MAROC DOIT-IL S’INQUIÉTER POUR LE SABOTAGE DES CÂBLES SOUS-MARINS ?

Après le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2, le Maroc doit-il craindre celui des câbles sous-marins utilisés pour l’Internet ou l’électricité ?




Les câbles sous-marins seraient-ils la prochaine cible de sabotage après les gazoducs Nord Stream ?

L’inquiétude est grande au regard de l’utilité de ces installations utilisées pour l’internet ou l’électricité.

Si elles venaient à être endommagées, cela affecterait de nombreux pays dont le Maroc et créerait un chaos dans le monde car, presque la totalité des communications électroniques intercontinentales passe par les câbles sous-marins, fait savoir BFMTV.

On compte plus de 400 lignes sous-marines dont le plus long mesure 3 900 km et relie l’Asie du Sud-Est à l’Europe de l’Ouest en passant par la mer Rouge.

Un seul sabotage de ces installations et il n’y aurait plus d’internet en Europe, prévient Jean-Luc Vuillemin, directeur des réseaux internationaux d’Orange.




Cette situation bloquerait surtout les transactions financières comme le Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunications) et entraînerait des pertes financières de plus de 10 000 milliards de dollars, ce qui provoquerait une nouvelle crise économique qui viendrait s’ajouter à la crise énergétique et alimentaire causée par la guerre en Ukraine.

L’inquiétude est aussi soulevée par les services de renseignement qui utilisent ces câbles sous-marins pour échanger des informations stratégiques à la sécurité des États.

« Les fonds marins sont un nouveau terrain de rapport de forces qu’il nous faut maîtriser pour être prêt à agir, à se défendre et, le cas échéant à prendre l’initiative, ou du moins, à répliquer ».




C’et ce que déclarait en mars Florence Parly, ancienne ministre française des Armées.

Les câbles électriques sous-marins qui permettent d’acheminer de l’électricité d’un pays à l’autre seraient aussi menacés de sabotage.

Or, des projets dans ce sens sont en cours entre la France et l’Espagne, entre le Maroc et le Royaume-Uni, entre la Grèce et Israël, entre la Norvège et le Danemark, etc.

En tout, ce sont pas moins de 72 000 kilomètres de câbles sous-marins électriques qui seront posés d’ici 2030, a indiqué Christopher Guérin, patron de Nexans, dans un article de The Economist.

Un sabotage des câbles Internet ou électrique pourrait être considéré comme un acte de guerre, même si en l’espèce, il serait difficile voire impossible de l’attribuer à un État.