Le Maroc accuse l’Iran d’armer le Polisario

LE MAROC ACCUSE L’IRAN D’ARMER LE GROUPE SÉPARATISTE POLISARIO

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a accusé l’Iran d’armer le groupe séparatiste armé qui se fait appeler « Polisario ». Une attitude suffisamment grave qui, selon lui, menace la sécurité de la région.




Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a saisi l’occasion de la conférence de presse animée avec son homologue yéménite, Ahmed Awad Bin Moubarak, pour condamner les actions du régime iranien contre l’intégrité territoriale du Maroc et du Yémen. « L’Iran arme des milices qui agissent contre la légalité internationale », a-t-il dénoncé, réaffirmant le soutien ferme du Maroc au Yémen et à son peuple contre l’agression des Houthis. « Les séparatistes, soutenus par le régime militaire d’Alger (faisant référence au soutien financier et logistique de l’Algérie au Polisario, sans le nommer), utilisent même des drones contre le Maroc.




Cette utilisation excessive d’armes par ces entités (les Houthis et le Polisario) est très dangereuse, car elles ne sont pas autorisées à utiliser des armes, mais l’Iran continue de s’immiscer dans les affaires intérieures du Yémen et de s’opposer à l’intégrité territoriale du Maroc en armant ces milices », a déclaré Nasser Bourita qui a appelé la communauté internationale à prendre ses responsabilités. Et d’ajouter : « Le régime militaire algérien cherche à compenser ses défaites sur le plan diplomatique en signant des contrats d’armement douteux. Les principaux pays européens et les États-Unis sont au courant de ces transactions d’armement (…) entre l’Iran, l’Algérie et le Venezuela.




Les dirigeants des trois pays ont signé un accord qui permet au Venezuela de financer l’achat d’armes iraniennes (radar et autres armes conventionnelles) destinées au Polisario ». Le président vénézuélien, Nicolás Maduro a eu plusieurs rencontres avec ses homologues algérien et iranien, Abdelmadjid Tebboune et Ebrahim Raissi. « Le but de toutes ces réunions serait la déstabilisation de la région, de porter atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc et de menacer la sécurité de l’Europe ainsi que les intérêts de Washington en Afrique du Nord et au Sahel », indiquent des rapports qui soulignent que les États-Unis ont dénoncé à plusieurs reprises le soutien militaire de l’Iran au Polisario.