Rapport annuel sur le Sahara occidental: les résolutions antérieures à 2018 enterrées

RAPPORT ANNUEL SUR LE SAHARA OCCIDENTAL: ANTONIO GUTERRES ENTERRE LES RÉSOLUTIONS ANTÉRIEURES À 2018

Le dernier rapport d’Antonio Guterres sur la situation au Sahara occidental enterre l’option référendaire et utilise des mots très durs contre les milices du Polisario qui mettent en péril la mission de la Minurso.




Dans son dernier rapport sur la situation au Sahara occidental, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, établit un référentiel.

Toute solution au conflit du Sahara doit être conforme, selon le patron de l’ONU, «aux résolutions 2440 (2018), 2468 (2019), 2494 (2019), 2548 (2020) et 2602 (2021)».

Chacune de ces résolutions préconise une solution à la fois politique et réaliste au conflit. Chacune de ces résolutions nomme plusieurs fois l’Algérie.

La dernière d’entre elle (2602) l’exhorte à participer aux tables rondes. Aucune de ces résolutions ne fait mention d’un quelconque référendum.

Cela signifie que l’option référendaire, à laquelle se cramponne l’Algérie et sa marionnette polisarienne, est jugée irréaliste par la communauté internationale et n’a plus droit de cité à l’ONU.

À propos de l’Algérie, Antonio Guterres «réaffirme le rôle crucial des États voisins dans la réalisation d’une solution à la question du Sahara occidental».




À ce sujet, il fait part de «l’expression de [sa] préoccupation face à la détérioration des relations entre le Maroc et l’Algérie».

Et Guterres d’exhorter le Maroc et l’Algérie à rétablir leurs relations diplomatiques, parce que le dialogue entre les deux pays est consubstantiel à «un environnement propice à la paix et à la sécurité.»

Le Secrétaire général de l’ONU recommande également au Conseil de sécurité de proroger le mandat de la Minurso d’une année supplémentaire, jusqu’au 31 octobre 2023.

Mais cette recommandation bute contre les entraves inédites des éléments du Polisario.

La guerre fantoche enclenchée par le Polisario est qualifiée dans le rapport de «faible intensité».

Mais si cette guerre n’existe réellement que dans les communiqués quotidiens des milices du Polisario, il en va autrement de la coopération entre les séparatistes et la Minurso.

De tous les rapports rédigés par les secrétaires généraux de l’ONU sur le Sahara, celui de 2022 est le plus dur contre le Polisario.




La raison: la milice, aux ordres d’Alger, empêche le personnel de la Minurso de circuler à l’est du mur de défense.

Antonio Guterres somme «vivement le Front Polisario à lever toutes les restrictions à la libre circulation des observateurs militaires, des convois terrestres, des moyens aériens et du personnel de la Minurso à l’est mur».

Et il prononce cette mise en garde lourde de sens et inhabituelle dans le langage onusien: «Je crains que, sans liberté totale de mouvement, la Minurso ne soit bientôt incapable de maintenir sa présence à l’est du mur.»

En d’autres termes, le Polisario met en péril à la fois la présence et la mission de la Minurso.

Les obstacles dressés par le Polisario à la liberté de mouvement du personnel de la Minurso sont un affront à la communauté internationale.

La résolution qui sera adoptée le 27 octobre par le Conseil de sécurité va très probablement sévir contre les milices hors-la-loi à la solde du régime d’Alger.