Afrique: le déclin de la France qui divise pour mieux régner

AFRIQUE: LE DÉCLIN DE LA FRANCE QUI DIVISE POUR MIEUX RÉGNER

On a beau discourir sur la démocratie en France, la vérité c’est que le vrai pouvoir est détenu par un cabinet invisible qui a seul la main sur les services de renseignement. Tout se joue dans l’arrière boutique. Le parlement, le président, le gouvernement ont pour mission de maintenir le visage démocratique afin que le citoyen sente qu’il est vraiment maître de la situation.




Les services secrets sont devenus tellement puissants que personne ne peut contrecarrer leur pouvoir.

Ils détiennent les biens les plus chers en politique, l’information et la capacité d’agir dans le noir.

On l’a vu encore récemment avec ce qui se passe en Afrique.

Les pays africains qui ont bien compris le jeu ont commencé à riposter, chacun à sa manière.

Le Mali en est un des exemples les plus pertinents.

Au Maroc, la stratégie est différente, on préfère surveiller la situation et laisser l’autre se compromettre.

C’est ce que le pays fait aussi avec l’Algérie, sans surenchère, sans escalade. Le fruit finira bien par mûrir.

Le Maroc est convaincu que sa position est solide, grâce à sa cohésion interne et à ses alliances internationales.

La France civile (on peut dire les choses comme ça) restera toujours un partenaire intéressant pour le Maroc.

C’est un pays de science, de savoir et de culture reconnu et c’est tant mieux.




C’est en politique que tout se gâte et la politique internationale c’est une affaire de cabinets noirs, comme on l’a vu.

Lorsque des députés français reçoivent à l’assemblée nationale des séparatistes du Polisario, ce n’est pas rien.

C’est une position officielle contre l’intégrité territoriale du Maroc.

Nous savons que les politiques sont fragiles et pour financer leurs élections et leur train de vie, ils peuvent chercher l’argent n’importe où.

Plus personne ne fait rien gratuitement aujourd’hui.

Cela dit, en même temps, la France accueille sur son territoire le Mouvement Kabyle pour l’autodétermination MAK qui revendique la séparation d’avec l’Algérie.

Comment expliquer tout cela? La France joue les perturbateurs aussi bien en Algérie qu’au Maroc.

Elle crée et nourrit les tensions afin que ces deux pays ne se rencontrent jamais.

C’est pourquoi ils doivent faire attention. Dans un geste de désespoir la France peut chercher à ce qu’une guerre éclate entre les deux pays.




Rappel utile, c’est de France, où il était protégé que Khomeini avait lancé sa révolution islamique dont on voit les résultats aujourd’hui.

La France est toujours sous l’emprise de la théorie du « diviser pour régner ».

Créer des malentendus entre les pays où elle a des intérêts pour se positionner en sauveur des uns et des autres. Ce n’est plus possible aujourd’hui.

Plusieurs pays africains l’ont démontré et les autres vont devoir se plier aux exigences de leurs peuples qui ne veulent plus de cette France.

L’exemple du Rwanda est toujours présent.

Au sortir de sa guerre civile meurtrière à laquelle la France a participé en faveur du pouvoir en place, le Rwanda a rejeté la langue française et adopté l’Anglais.

Avec toutes les conséquences qui en découlent.

L’ancien ministre Hervé Gaymard avait produit un rapport en 2019, concluant qu’en vingt ans, la France a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique par rapport à la concurrence, 7% contre 12% auparavant.

Aujourd’hui, personne ne parle plus français sauf quelques rares exceptions.




D’autres pays vont suivre parce qu’ils ont vu comment le Rwanda s’est développé en choisissant cette voie et ses partenaires dans le monde anglophone.

Le Gabon est allé plus loin en voulant intégrer le Commonwealth.

Justement la francophonie des jeux et des chants n’offre absolument rien aux pays membres.

C’est juste un forum d’influence française, une sorte de foire pour les entreprises françaises.

Un bel outil mal exploité.

C’est d’ailleurs pourquoi, il faut que d’autres pays s’en chargent pour lui donner la substance politique et économique qui lui manque tant.

Ne soyons pas naïfs néanmoins, les campagnes anti-France peuvent être alimentées par les concurrents, la Turquie, la Chine et la Russie essentiellement.

C’est possible, mais il faut dire que ces pays ont trouvé le terrain bien préparé par les actions de la France elle-même.

La France n’est plus une solution pour les dirigeants africains, elle devient de plus en plus un fardeau très lourd pour eux.

Elle ne peut pas être une solution pour les peuples, ils ne croient plus en elle.