Melilla: les chauffeurs de taxi agacés par les autorités marocaines

MELILLA: LES CHAUFFEURS DE TAXI AGACÉS PAR LES AUTORITÉS MAROCAINES

Le président d’Unitaxi Melilla, Mohamed Lamrani, a dénoncé l’attitude des douaniers marocains qui ne laissent pas entrer au Royaume du Maroc les taxis de la ville occupée alors que les douaniers marocains ont autorisé les véhicules en provenance de France ou d’Andorre à passer lors de l’Opération Marhaba.




Pour Mohamed Lamrani, le président d’Unitaxi Melilla, les autorités marocaines « agacent » en agissant de la sorte.

« Il n’est pas normal que la préférence soit donnée aux chauffeurs de taxi » en provenance d’autres pays, dénonce-t-il, affirmant ne pas comprendre cette « politique du Maroc à l’égard de Melilla ».

Le représentant des chauffeurs de taxi du préside occupé de Melilla déplore cette situation qui ne leur permet pas de se rendre au Royaume du Maroc même sans clients.

Avant la fermeture de la frontière en 2019, ils faisaient des allers-retours à Nador ou à Saïdia sans problème, mais aujourd’hui, « ça n’intéresse personne à cause de la file d’attente », a expliqué Mohamed Lamrani, demandant au Royaume du Maroc de les laisser passer la frontière avec leur pièce d’identité (DNI) comme en 2019.




La situation à Melilla ressemble à celle de Sebta avant la pandémie, lorsque les taxis ne pouvaient pas entrer au Maroc, fait-il remarquer.

Le président de l’Association des chauffeurs de taxi de Sebta, Francisco Manuel Toledo, confirme et soutient que la situation est inchangée dans la ville autonome, espérant qu’avec la création de la douane commerciale, les taxis pourront traverser la frontière et entrer au Maroc.

Dans tous les cas, il n’est pas intéressant d’aller au Royaume du Maroc « en l’état actuel de la frontière », admettent le président d’Unitaxi Melilla Mohamed Lamrani et le président de l’Association des chauffeurs de taxi de Sebta, Francisco Manuel Toledo, car « bien qu’il y ait peu de trafic, la frontière n’est pas fluide parce que le Maroc effectue des contrôles exhaustifs ».