Sahara: l’Algérie, principale partie au conflit, doit s’inscrire dans le processus des tables-rondes

SAHARA: L’ALGÉRIE, PRINCIPALE PARTIE AU CONFLIT, DOIT S’INSCRIRE DANS LE PROCESSUS DES TABLES-RONDES (PÉTITIONNAIRES)

L’Algérie, partie principale au différend régional autour du Sahara marocain, est appelée à s’inscrire de bonne foi dans le processus des tables-rondes de l’ONU, conformément à la résolution 2602 du Conseil de sécurité, ont souligné des pétitionnaires devant la 4è commission de l’Assemblée générale des Nations Unies à New-York.




“Le règlement du différend régional sur le Sahara marocain n’est plus qu’une question de temps, pourvu que la principale partie à ce différend régional, à savoir le pays hôte des camps de Tindouf, s’inscrive de bonne foi dans le processus des tables rondes de l’ONU”, a ainsi affirmé Abdellatif Aidara, coordinateur de la Coalition pour l’autonomie du Sahara (AUSACO).

Il s’agit ni plus ni moins d’un différend à caractère géopolitique qui a émergé dans le contexte de la guerre froide à l’instigation de l’Algérie, a-t-il relevé, notant que les droits légitimes du Maroc sur son Sahara revêtent un caractère historique, cette région ayant toujours constitué le portail du Royaume vers l’Afrique subsaharienne.

“Le Sahara est le prolongement des racines africaines du Maroc”, a-t-il ajouté.

L’intervenant a également rappelé que c’est le Maroc qui a inscrit en 1963 la question du Sahara à l’ordre du jour de la 4ème commission, alors que le groupe séparatiste du “polisario” n’existait pas à l’époque, soulignant que ce groupe armé n’a été créé que 10 ans plus tard pour contrarier l’intégrité territoriale du Royaume.




“À la lumière du caractère géopolitique de ce différend artificiel, il est clair que son règlement passe nécessairement, par la participation sérieuse et de bonne foi du pays hôte des camps de Tindouf, à la recherche de la solution politique”, a indiqué M. Aidara, signalant que ce pays continue d’apporter un appui politique, diplomatique, financier et militaire au “polisario” au détriment de la sécurité et de la stabilité de l’espace régional sahélo-saharien.

Pour le pétitionnaire, “il s’agit du seul pays dans le monde qui s’oppose à l’initiative d’autonomie, dans une stratégie évidente de pourrissement et de maintien du statu quo”.

“D’ailleurs, paradoxalement ce pays avait proposé en 2002 la partition de la région du Sahara et de sa population comme cela a été consigné dans le rapport du secrétaire général S/2002/178.

Ce qui démontre la vacuité et la mauvaise foi de cet Etat dans sa soi-disant défense du droit à l’autodétermination”, a-t-il précisé.

Le coordinateur de la Coalition pour l’autonomie du Sahara a indiqué que “nous, Africains, savons que les défis sont nombreux dans notre continent et ô combien l’unité des pays africains est cruciale pour les relever.




Dès lors nous soutenons le processus exclusivement onusien, en vue de parvenir à une solution politique définitive a ce différend qui n’a que trop duré”.

Il a, dans ce cadre, rejeté le séparatisme, fléau aux connexions multiples avec le terrorisme et la criminalité transfrontalière, notant que le “polisario” est l’illustration ultime de ce lien.

“La poignée de dirigeants qui ont fait de la situation des populations des camps de Tindouf un fonds de commerce, est connue pour ses activités criminelles multiples”, a fait observer l’intervenant, ajoutant qu’alors que la population des camps croupit dans une situation humanitaire désastreuse, le pays hôte continue d’armer à grand frais cette milice séparatiste.

Il a, par ailleurs, signalé que ce groupe armé entretient des relations notoires avec les groupes terroristes qui pullulent dans la région, rappelant que l’ancien chef du groupe terroriste “Etat islamique au grand Sahara” (Adnane Abou Walid al Sahraoui) est un ancien cadre du “polisario”.

Partant de ces constats, M. Aidara a appelé la Commission à appuyer la vision constructive du Maroc pour la résolution de ce différend à travers l’initiative d’autonomie, qui demeure la seule et unique solution au différend régional sur le Sahara marocain.




Il a également appelé la Commission à rejeter la vision dépassée du “polisario” et de son pays hôte, qui a trop longtemps entravé la coopération régionale dans cette région sensible du monde.

Pour sa part, Cedric Jenart, docteur-chercheur en droit constitutionnel à l’université d’Anvers, a souligné que du point de vue du droit constitutionnel, le plan d’autonomie octroie de larges pouvoirs à la population des provinces du Sud, relevant que des pays influents comme les États-Unis, la France et l’Espagne saluent la pertinence de cette initiative.

Le Maroc a fait preuve “de bonne foi, de sérieux et de compromis” lorsqu’il a présenté le plan d’autonomie comme solution pour clore définitivement le différend régional autour du Sahara, a-t-il dit.

Et de conclure que l’initiative marocaine “va loin dans son octroi d’autonomie à la lumière du droit constitutionnel comparé et offre un plan utile pour parvenir à un accord équilibré et négocié” dans le cadre du respect total de l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale du Royaume du Maroc.