Dakhla, un hub tri-continental pour concurrencer les îles Canaries

DAKHLA, UN HUB TRI-CONTINENTAL POUR CONCURRENCER LES ÎLES CANARIES

Le Maroc réalise depuis une dizaine d’années des projets de développement importants à Dakhla en vue de faire de cette ville proche des îles Canaries une plaque tournante de transit de marchandises, de services et de capitaux entre l’Afrique, l’Amérique et l’Europe.




Située dans la partie marocaine du Sahara, à 500 kilomètres au sud des îles Canaries, la ville de Dakhla a connu une forte croissance économique ces dernières années grâce à la volonté et la détermination des autorités marocaines de faire d’elle une plateforme logistique et industrielle de premier ordre, un hub tricontinental, pour concurrencer les îles Canaries, fait savoir La Provincia. Deux projets ambitieux sont prévus pour développer Dakhla et sa région: la voie express qui reliera le nord au sud du royaume et le port atlantique qui sera construit d’ici 2030, selon les prévisions du Maroc.




Il sera le plus grand port de la zone, encore plus grand que Tanger Med, annonce-t-on. En plus de ces deux grands projets, d’autres à court terme seront achevés d’ici 2025 afin de renforcer les secteurs industriel et logistique. Dans ce sens, le Centre régional d’investissement (CRI) marocain organise depuis plusieurs mois des missions d’affaires pour attirer les investisseurs espagnols à Dakhla. Au cours des quatre dernières années (2018-2021), les investissements espagnols au Maroc, dont la plupart concernent Dakhla, ont avoisiné les 412 millions d’euros, contre moins de 140 millions entre 2014 et 2017.




Les autorités marocaines offrent « des incitations et des exonérations fiscales très favorables » aux investisseurs dans tous les secteurs (secteurs de l’agriculture et de la pêche, secteur des énergies renouvelables, secteur du tourisme, etc.). A l’horizon 2030, le Maroc envisage de doter Dakhla d’une grande zone industrielle de 30 hectares, de 5 000 lits et 450 000 sièges aériens. En seulement cinq ans (2012-2017), le produit intérieur brut (PIB) de la ville de Dalla est ainsi passé de moins de 675 millions d’euros à près de 1,3 milliard d’euros, selon les données du Centre régional d’investissement.