Maroc: la culture licite du cannabis suscite l’engouement de plusieurs communes

MAROC : LA CULTURE LICITE DU CANNABIS SUSCITE L’ENGOUEMENT DE PLUSIEURS COMMUNES

Depuis la publication des premières autorisations pour la culture du cannabis à des fins thérapeutiques (ou industrielles ou cosmétiques), plusieurs communes rurales de la Province de Larache et Ouazzane demandent à faire partie du projet. Ces demandes sont en cours de vérifications par le ministère de l’Intérieur.




L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) a annoncé le 4 octobre dernier avoir accordé 10 permis pour la production, la transformation, la commercialisation et l’exportation du cannabis à des fins thérapeutiques et industrielles.

Les provinces d’Al Hoceïma, Chefchaouen et de Taounate sont celles qui feront la culture de cette plante, même si les demandes se multiplient venant des autres provinces du pays.

En juillet 2021, lors de la publication au journal officiel du texte de loi 13.21 autorisant l’usage du cannabis à des fins médicales et industrielles, le régulateur avait souligné la possibilité que l’autorisation soit élargie à d’autres provinces autres qu’Al Hoceima, Chefchaouen et Taounate.

Mais cela se fera suivant l’intérêt manifesté par les investisseurs nationaux et internationaux à l’égard des activités liées à la chaîne de production du cannabis.

Depuis le vote de la loi sur l’usage licite du cannabis, plusieurs études ont fait part d’une amélioration des revenus des ménages impliqués dans la filière.

Selon le ministère de l’Intérieur, « le cannabis ferait vivre entre 60 000 et 90 000 familles et occupe une superficie d’environ 60 000 hectares ».