Nouveau report du procès de la youtubeuse Fatiha et son mari

NOUVEAU REPORT DU PROCÈS DE LA YOUTUBEUSE FATIHA ET SON MARI

Le tribunal de première instance de Témara a décidé une nouvelle fois de reporter le procès de la youtubeuse Fatiha et son mari, poursuivis depuis le 7 octobre dernier pour atteinte à la pudeur.




À l’ouverture de l’audience de ce mercredi, l’avocat de la défense a demandé que sa cliente soit autorisée à consulter un médecin pour des raisons de santé.

Selon ce dernier, la youtubeuse souffre d’une « maladie mentale » et son état exige un traitement auquel elle n’a pas accès en prison.

Elle aurait soumis à plusieurs reprises la demande au directeur de l’établissement pénitentiaire sans succès. Cette semaine encore, l’avocat Bouchaib Essoufi a demandé au juge la mise en liberté provisoire de ses clients pour le bien être de leurs trois enfants mineurs.

Il a mis en avant la situation difficile de ces derniers qui ne doivent pas payer pour les fautes de leurs parents.

La semaine dernière, le juge avait ordonné que les trois enfants soient placés sous la tutelle de leur tante. Mais pour l’avocat, cela entraînera chez eux de graves préjudices.

« Dans quel état psychique ces enfants pourront-ils rejoindre un autre établissement scolaire dans une autre ville ? », a-t-il déclaré.

Le substitut du procureur considère que la défense présente un tableau trop sombre de la situation.




Il souligne qu’actuellement, la meilleure chose qui puisse arriver aux enfants est de rester avec leur tante et qu’ils se trouvent dans de « bonnes conditions ».

Après avoir rejeté la demande de remise en liberté provisoire, le tribunal a annoncé le report du procès pour la semaine prochaine.

Fatiha et son mari risquent gros dans cette affaire, puisque les enquêtes menées ont prouvé que la blogueuse a, de façon intentionnelle, filmé des « scènes indécentes » à son domicile et aurait procédé à leur diffusion sur la plateforme YouTube.

Des vidéos qui ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Ils ont été arrêtés le 7 octobre dernier par la brigade de police de Témara.

C’est quoi les vidéos «rutini al yawmi» ( ma routine quotidienne)?

C’est une curieuse tendance au Maroc sur les réseaux sociaux après l’apparition de vidéos de femmes qui filment leur quotidien.

Pour la petite histoire, certaines de ces vidéos viennent de l’étranger et sont doublées pour intéresser les nationaux. 

Les « routineuses » poussent le bouchon un peu loin ! De simples conseils de « bonnes ménagères », leurs vidéos sur Youtube s’apparentent de plus en plus à du « porno soft ».




Exemple:

La scène se passe sur une terrasse.

Une dame bien en chair, en pyjama léger couvrant à peine ses rondeurs, semble absorbée par une tâche ménagère.

Apparemment elle prépare un gâteau. On devine en fait ce qu’elle fait car au lieu de filmer la dite préparation, la caméra fait, bizarrement, un focus accentué sur le postérieur de la bonne ménagère.

Pire, cette dernière ne ménage aucun effort pour le dandiner à tout va ! Finalement, le spectateur a droit à 20 minutes… de postérieur saupoudré de sensualité vulgaire.

Le gâteau en question ? On s’en bat les reins !

La youtubeuse, elle, a bien compris la recette. Pour attirer les vues, le gâteau n’est pas le meilleur atout marketing pour
rentabiliser sa chaîne YouTube.





C’est carrément une sorte de prostitution 2.0 déguisée.

Personne ne croit à cette couverture de conseils quotidiens ou de tâches ménagères et pourtant tout le monde joue le jeu.

Des scènes trop suggestives avec des décolletés trop échancrés, des zooms accentués sur les postérieurs, des accoutrements trop légers, saillants et même transparents sans parler de la gestuelle vulgairement érotiques…

C’est carrément du porno soft et ça se déroule tranquillement devant les yeux de tout le monde.

Vivement une régulation légale et éthique de cet espace et des limites à cette pseudo-liberté cybernétique.

Les valeurs et les mœurs de toute une société sont menacées.

Sans la demande, cette offre là aurait pu pourrir et disparaitre d’elle même… Mais elle est nourrie au quotidien par des followers insatiables…