Le milliardaire indien Gautam Adani veut investir au Maroc

ÉNERGIES RENOUVELABLES : LE MILLIARDAIRE INDIEN GAUTAM ADANI VEUT INVESTIR AU MAROC

Le milliardaire indien Gautam Adani, personne la plus riche d’Asie, est en pourparlers exploratoires pour un projet géant d’énergies renouvelables au Maroc.




Selon Bloomberg, ce projet du président et fondateur du groupe Adani, conglomérat basé à Ahmedabad et spécialisé dans le négoce de matière première et les opérations portuaires en Inde, viserait à fournir de l’électricité et du carburant sans émissions à l’Europe. Le conglomérat d’Adani envisage de construire des centrales éoliennes et solaires dans le royaume et des installations pour produire de l’hydrogène vert destiné à l’exportation, selon des personnes familières avec les propositions et qui ont requis l’anonymat pour discuter de détails privés. Le projet, qui serait le plus grand développement d’énergie propre d’Adani en dehors de l’Inde, pourrait atteindre 10 gigawatts, selon l’une des sources.




Ce serait presque égal à la capacité de production d’énergie installée existante du Maroc, qui inclut un total d’environ 2,8 gigawatts d’énergie éolienne et solaire, selon les données de Bloomberg. Le développement serait livré en deux étapes de 5 gigawatts et comprend des plans pour fournir de l’électricité localement et exporter une partie directement vers l’Europe. Selon les propositions, Adani est également en pourparlers avec le groupe public marocain OCP pour la vente d’hydrogène, que le fabricant d’engrais pourrait utiliser comme matière première pour produire de l’ammoniac sans carbone, selon une autre source. Le milliardaire indien Gautam Adani n’a pas répondu à un e-mail.




Le ministère marocain de l’énergie, son fabricant d’engrais OCP ainsi que l’agence nationale des énergies renouvelables Masen n’ont pas non plus répondu aux demandes de commentaires par courrier électronique. Le milliardaire indien Gautam Adani vise à faire de son empire le plus grand producteur mondial d’énergie propre d’ici la fin de la décennie, tout en continuant à investir massivement dans les combustibles fossiles. Il se concentre fortement sur le développement d’un secteur de l’hydrogène vert et considère le carburant à zéro émission comme la clé pour permettre la décarbonisation de l’industrie lourde en Inde et à l’étranger.