Le Maroc réunit les acteurs principaux de la crise libyenne

LE MAROC RÉUNIT LES ACTEURS PRINCIPAUX DE LA CRISE LIBYENNE

Le Maroc est de retour sur le dossier libyen. Le royaume a réussi, pour la première fois, à réunir ensemble le président de la Chambre des représentants libyenne, Aguila Saleh, et le président du Haut Conseil d’État libyen, Khaled Al-Mishri.




Les deux acteurs clés de la politique libyenne avait déjà effectué des visites au royaume du Maroc, en juillet et octobre 2020, mais sans s’afficher publiquement.

Le président de la Chambre des représentants libyenne, Aguila Saleh, et le président du Haut Conseil d’État libyen, Khaled Al-Mishri ont eu des entretiens avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

À l’issue de ces discussions, les deux parties ont convenu de mettre en place les résolutions du dialogue inter-libyen de Bouznika, portant sur les postes de souveraineté et l’unification du pouvoir exécutif, a indiqué Aguila dans des déclarations à la presse.

Ils ont décidé aussi «d’œuvrer à ce qu’il y ait un seul pouvoir exécutif en Libye et ce, dans les plus brefs délais» et de poursuivre le dialogue en vue de l’organisation, vers la fin de l’année prochaine, des élections législatives et présidentielles.




Actuellement en Libye, il y a deux gouvernements qui se disputent la légitimité. L’un est conduit par Abdulhamid Dbeibah et l’autre est présidé par Fathi Bashagha.

Pour sa part, le président du Haut Conseil d’État libyen, Khaled Al-Mishri, a relevé que la «scission des institutions n’a fait qu’exacerber la crise et il était impératif de les unifier».

«Nous poursuivrons nos rencontres au Maroc durant la prochaine période et suivrons avec diligence l’exécution saine de ce qui a été convenu», a-t-il indiqué.

Ce déplacement au Maroc du président de la Chambre des représentants libyenne, Aguila Saleh, et du président du Haut Conseil d’État libyen, Khaled Al-Mishri intervient une semaine après le voyage effectué en Algérie par le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Yunus Al-Menfi.