Melilla: le Maroc occupe son territoire à moins de 500 mètres du no man’s land

MELILLA: LE MAROC OCCUPE SON TERRITOIRE À MOINS DE 500 MÈTRES DU NO MAN’S LAND

Le Maroc occupe son territoire à moins de 500 mètres du no man’s land avec la ville occupée de Melilla. Le royaume construit dans cette zone des résidences et même une école, ce qui fait grincer des dents du côté espagnol.




Le Maroc a engagé des travaux d’urbanisation à moins de 500 mètres du no man’s land avec la ville occupée de Melilla.

Outre le pavage et l’aménagement des rues, des ronds-points et même une école ont déjà été construits, rapporte El Español, rappelant que le Maroc a récemment déclaré à l’ONU qu’il n’existe pas de frontières terrestres avec l’Espagne et que les villes de Sebta et Melilla sont des « territoires occupés ».

Pendant le protectorat espagnol dans le Rif, la délimitation du no man’s land n’a pas été jugée nécessaire et n’est pas effective jusqu’à ce jour.

« Cette absence de démarcation et le non-respect des traités et accords, font que cette zone continue à être habitée, tant par des Espagnols que des Marocains.

Actuellement, elle est totalement occupée par des infrastructures marocaines, le Maroc y exerçant pleinement sa souveraineté, avec l’accord de l’administration espagnole », explique Miguel Acosta-Sánchez, chercheur à l’Université de Cadix.




En ce qui concerne la ville occupée de Melilla, l’acte de démarcation des frontières, signé le 26 juin 1862, a établi un no man’s land que les forces de l’ordre ne peuvent traverser dans les deux sens et sur lequel il est interdit « de cultiver et faire paître du bétail ».

Mais actuellement, note la même source, des constructions militaires marocaines sont visibles dans cette zone. Il s’agit d’un poste de contrôle migratoire, indiquent des sources marocaines.

Côté maritime, le Maroc prévoit en 2023 de renforcer l’infrastructure du port de Beni Ensar en y construisant des cafés, des discothèques et trois hôtels de deux étages.

Le quai 1 du port abritera un détachement de la base militaire navale et le quai 2 sera aménagé pour accueillir de grands navires de croisière transportant des touristes étrangers, assurent les autorités locales.

La liaison du port de Beni Ensar avec l’aéroport international de Nador par tramway est aussi prévue.