Le Maroc va exiger de l’Espagne le contrôle de l’espace aérien au Sahara

LE MAROC EXIGERA DE L’ESPAGNE LE CONTRÔLE DE L’ESPACE AÉRIEN AU SAHARA

Le Maroc envisage de contrôler l’espace aérien au-dessus du Sahara. La proposition sera débattue lors de la prochaine réunion de haut niveau avec l’Espagne prévue en novembre, mais qui pourrait être reportée.




L’espace aérien au-dessus du Sahara est sous le contrôle des autorités espagnoles et mauritaniennes qui autorisent les avions commerciaux qui desservent l’Amérique du Sud et l’Europe à le survoler, mais aussi les avions militaires marocains qui y effectuent des opérations. C’est la raison pour laquelle le Maroc souhaiterait avoir le contrôle de cet espace aérien, indiquent des sources politiques à Ok Diario.

Selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), chaque avion, commercial comme militaire, qui transite par cette zone doit se présenter au Centre de contrôle du trafic aérien situé à l’aéroport de Gando, où opère également l’armée de l’air espagnole. Les contrôleurs aériens soulignent que des avions militaires et des avions de chasse marocains survolent fréquemment cette zone sans informer le centre.




Pour des raisons d’organisation et de sécurité du trafic aérien, le Maroc informe la plupart du temps les îles Canaries de la présence de ses avions au-dessus du ciel du Sahara. Mais l’état bon ou mauvais des relations diplomatiques entre l’Espagne et le Maroc déteint sur cette collaboration. En mai 2021, après l’assaut massif de migrants à Sebta, les vols militaires marocains ont cessé d’informer de leurs activités dans l’espace aérien du Sahara, expliquent des sources du contrôle du trafic aérien canarien.

Le Maroc veut que l’Espagne, en particulier Enaire, renonce à ce contrôle aérien au profit de l’Office national des aéroports (ONDA). Mohammed VI fera cette proposition à Pedro Sanchez lors de la rencontre de haut niveau prévue en novembre, assurent les mêmes sources, ajoutant que si l’Espagne cédait l’espace aérien, elle aurait ainsi donné tout le Sahara au Maroc, après avoir déclaré en mai son soutien au plan marocain d’autonomie de ce territoire.