Le Maroc parmi les pays avec les plus basses « expériences positives »

GALLUP: LE MAROC PARMI LES PAYS AVEC LES PLUS BASSES « EXPÉRIENCES POSITIVES »

Depuis l’avènement du Covid-19, de la guerre en Ukraine, de l’inflation des prix sans précédent, en plus du changement climatique, le monde semble plonger de plus en plus dans une vague d’émotions négatives qui n’est certainement pas surprenante. Dans une étude intitulée “Global Émotions 2022”, la société de recherche américaine Gallup, dévoile un nouveau record dans son histoire de suivi en matière de hausse de la misère et du malheur dans le monde. Le Maroc y figure parmi les pays avec les plus basses « expériences positives ».




Dans son rapport, Gallup mesure des éléments intangibles, tels que les sentiments et les émotions, que d’autres indicateurs traditionnels ne sont pas capables de saisir et ce par le biais de ses indices d’expérience positive et négative.

L’enquête a été menée dans 122 pays en 2021 et au début de 2022 et a impliqué un total de 127.000 participants, âgés de 15 ans ou plus.

Ainsi, l’étude révèle que la grande majorité des répondants éprouvent des sentiments de colère, de tristesse, de stress et d’inquiétude, entre autres, démontrant une souffrance qui s’est aggravée en raison de la situation actuelle.

Pour la société américaine, cinq facteurs importants ont contribué à cette augmentation, à savoir la pauvreté, les communautés insouciantes, la faim, la solitude et la rareté de l’emploi adéquat.

En outre, le rapport précise qu’environ 2 milliards de personnes ont des revenus insuffisants avec lesquels elles sont obligées de vivre, tandis qu’un même nombre de personnes ne recommande surtout pas la ville ou le pays où elles résident.

Par ailleurs, ces sentiments négatifs existent depuis bien longtemps et sont généralement évoqués par la pauvreté et la faim qui ne cessent d’augmenter malgré tous les efforts déployés en ce sens à l’échelle internationale.




Selon les données de la FAO, la population touchée a connu une hausse de 30% aujourd’hui, contre un taux de 22% en 2014, souligne l’étude en indiquant que l’insécurité alimentaire représente le facteur majeur de cette insatisfaction.

La solitude intervient, également d’un côté, comme raison “fantôme” contribuant au malheur de nombreuses personnes.

Gallup a découvert à cet égard que “330 millions d’adultes passent au moins deux semaines sans parler à personne” et d’ajouter “qu’un cinquième des adultes dans le monde n’ont même pas une seule personne sur laquelle ils peuvent compter”.

D’un autre, le travail avec tous ses aspects, que ce soit en termes de salaire, de lieu ou de la fonction exercée, peut nuire à la santé mentale de l’employé, engendrant ainsi des émotions négatives.

D’après le rapport, “les personnes qui sont malheureuses au travail sont statistiquement plus susceptibles de ressentir des émotions négatives que celles qui n’ont pas de travail du tout”.

Le Maroc figure alors parmi les pays qui ont les plus basses expériences positives dans le monde entier, avec un score de 60, similaire à celui de l’Inde, de la Sierra Leone, de l’Ukraine et de la Georgie.

Il est suivi dans la liste par l’Algérie, le Bangladesh et la Jordanie avec un score de 58.




L’Afghanistan a remporté par ailleurs le championnat des expériences les moins positives enregistrant un score de 32 et des expériences les plus négatives avec une note de 59.

En revanche, la Russie, l’Estonie, le Kirghizistan, L’Afrique du Sud sont en tête de liste pour les expériences négatives les plus basses avec un score de 20 chacun, tandis que le Panama a enregistré le plus haut score (85) au niveau des expériences positives les plus élevées, malgré les événements successifs qui se sont acharnés sur les pays du monde entier.

Les résultats sont basé sur l’échantillon total d’adultes interrogés en 2021.

L’entreprise américaine déclare ainsi dans son rapport que “la marge d’erreur d’échantillonnage se situe entre ±2,0 et ±5,5 points de pourcentage au niveau de confiance de 95%.

La marge d’erreur reflète l’influence de la pondération des données.

Outre l’erreur d’échantillonnage, la formulation des questions et les difficultés pratiques liées à la réalisation des enquêtes peuvent introduire une erreur ou un biais dans les résultats des sondages d’opinion publique”.