Une Marocaine tuée après des tirs de la Marine algérienne

UNE MAROCAINE TUÉE APRÈS DES TIRS DE LA MARINE ALGÉRIENNE

Dans la nuit de vendredi à samedi, les garde-côtes algériens ont tiré à balles réelles sur des migrants qui tentaient, à bord d’une embarcation, d’atteindre les côtes espagnoles.




Selon la section Nador de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), 4 migrants ont été tués, dont un enfant et une jeune marocaine.

Fouzia Bakouch, était âgée de 30 ans et originaire d’Ahfir, ajoute l’AMDH-Nador, exprimant sa «condamnation de ces crimes ignobles qui visent de simples migrants».

«Le drame s’est déroulé dans la nuit de vendredi à samedi et l’embarcation, transportant 12 personnes, se dirigeait depuis le port d’Aïn El Turk près d’Oran, en Algérie vers les côtes espagnoles», a déclaré Omar Naji, membre de l’AMDH-Nador et chargé du volet migration et asile.

«Selon nos informations, la Marine algérienne a intercepté l’embarcation et a demandé aux occupants du bateau de s’arrêter, avant de procéder à des tirs. Quatre personnes ont perdu la vie, dont la Marocaine», précise-t-il.




«Les autres migrants seraient membres d’une famille syrienne mais nous ne sommes pas encore sûrs», ajoute l’associatif.

«La dépouille de la Marocaine se trouve toujours en Algérie. La défunte s’y serait rendue pour immigrer vers l’Europe», note-t-il, «alors que beaucoup de Marocains se rendent en Algérie pour entreprendre le périple, car le départ serait plus facile et moins coûteux».

«Ils commencent à travailler dès leur arrivée pour pouvoir économiser de l’argent et effectuer la traversée».

«Nous regrettons ce drame et nous nous interrogeons sur l’usage des balles réelles contre des migrants. Les autorités algériennes disposaient de plusieurs méthodes pour les arrêter au lieu de les tuer. Nous condamnons ces méthodes inacceptables», conclut l’associatif.