Panne d’électricité au stade d’Oran: l’Algérie se ridiculise devant les représentants de la CAF

PANNE D’ÉLECTRICITÉ AU STADE D’ORAN: QUAND L’ALGÉRIE SE RIDICULISE DEVANT LES REPRÉSENTANTS DE LA CONFÉDÉRATION AFRICAINE DE FOOTBALL

Organisatrice du Championnat d’Afrique des nations 2023 ainsi que de la Coupe d’Afrique des nations de football U17 et postulant pour la Coupe d’Afrique des nations de football 2025, l’Algérie n’a eu de cesse de vanter ses infrastructures «les meilleures en Afrique» (selon les dires des responsables locaux). Sur le terrain, la réalité est tout autre, et le voisin de l’est vient de s’en rendre compte, en prenant une claque.




L’équipe algérienne de football recevait, mercredi 16 novembre 2022, au nouveau stade d’Oran, le Mali, en match amical, dans le cadre d’une série de rencontres destinées à préparer les prochaines échéances mais aussi à promouvoir la «qualité» des infrastructures du pays.

Ce n’est toutefois pas le nul (1-1) et la prestation des Fennecs, jugée «décevante» par les observateurs algériens, qui ont le plus accaparé l’attention et suscité jusqu’à l’indignation.

En effet, la traditionnelle conférence de presse d’après-match des entraîneurs des deux sélections n’a pu avoir lieu. Et pour cause: une panne du système d’éclairage est survenu dans la salle des conférences du stade, comme le rapportent, non sans dépit, les médias algériens.

La conférence a finalement été annulée après que les coaches ont dû attendre plus de 25 minutes, selon les mêmes sources. Dans nombre de sites internet algériens, la déception et la colère sont de mise.

L’indignation est d’autant plus grande que cet incident fâcheux s’est produit devant les yeux des représentants de la Confédération africaine de football (CAF).

Ces derniers, venus s’enquérir des infrastructures en prévision du Championnat d’Afrique des nations (CHAN 2023), du 13 janvier au 4 février, ont immortalisé, en le filmant, ce grand couac organisationnel.




«Un mauvais point pour l’Algérie qui a annoncé sa décision de se porter candidate pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de football 2025», commente TSA, acronyme de Tout sur l’Algérie.

Et d’asséner: «En plus de la panne qui a affecté le système d’éclairage du nouveau stade d’Oran, la télévision algérienne qui a retransmis la rencontre, s’est trompée sur les noms des deux sélections dans l’affichage du résultat».

Cette nouvelle déconvenue met à nu l’incompétence structurelle du régime algérien. Elle rappelle aussi le coup de colère, inédit dans les annales, du secrétaire général du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM), Iakovos Filippousis.

«À notre grand regret, nous devons souligner les insuffisances organisationnelles importantes et fondamentales, qui ont créé des impressions extrêmement négatives sur les membres de la Famille méditerranéenne et ont provoqué de vives réactions».

C’est ce qu’avait dénoncé le dirigeant dans une lettre adressée au président du comité d’organisation des Jeux méditerranéens d’Oran 2022 (COJMO), Aziz Derouaz, évoquant un «épisode inacceptable et sans précédent, qui offense ouvertement le Comité international des Jeux méditerranéens et la famille sportive méditerranéenne».




La junte militaire est toujours prompte à rendre responsable le Maroc des malheurs et déboires de l’Algérie. Les feux de forêts, c’est le Maroc. L’absence de Canadairs pour lutter contre ces mêmes feux, c’est encore un complot du Maroc.

Les chefs d’État qui snobent le sommet de la Ligue arabe, abrité à Alger, c’est encore un mauvais coup du Royaume du Maroc…

Que va dire la junte, cette fois-ci, pour justifier une panne d’électricité dans un stade flambant neuf? Un sabotage des agents du Makhzen pour voler l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de football 2025 à l’Algérie? On verra bien.

En tout état de cause, dans ce pays tellement rentier qu’il importe jusqu’aux maçons de la Chine, la compétence locale est âprement combattue par l’appareil militaro-politique.

Le black-out dans le stade d’Oran est d’autant plus dur à supporter qu’il intervient dans un pays gazier où l’électricité est produite à 99% avec du gaz naturel.

Quand le régime algérien a coupé le gazoduc qui traverse le Maroc en direction de l’Espagne, ses relais médiatiques ont prédit des nuits sombres dans les villes marocaines. Ils ont attendu bien longtemps la réalisation de leur prédiction jusqu’à ce que le stade d’Oran leur rappelle la cruelle vérité d’un régime ennemi de la lumière.​