Ryanair: risque de perturbations des vols entre le Maroc et la Belgique

RISQUE DE PERTURBATIONS DES VOLS RYANAIR ENTRE LE MAROC ET LA BELGIQUE

Le courant passe mal entre la compagnie aérienne low cost irlandaise Ryanair et son personnel belge. Ce dernier menace de mener de lancer des mouvements sociaux lors des fêtes de fin d’année. S’il venait à mettre sa menace à exécution, cela pourrait perturber les vols entre la Belgique et le Maroc et d’autres destinations.




Le personnel est en colère contre la compagne aérienne irlandaise à bas coût.

« Depuis qu’elle s’est installée en Belgique, Ryanair ne cesse de bafouer les lois », dénonce Hans Elsen, secrétaire permanent de l’ACV Puls dans une lettre ouverte co-écrite par la CNE et adressée aux ministres de l’Emploi Pierre-Yves Dermagne et de la Justice Vincent Van Quickenborne.

S’il reconnaît que les choses se sont peut-être améliorées en 2018 après les premières grèves des travailleurs, et ce sans aucune aide des pouvoirs publics, il souligne que la compagnie continue toutefois de ne pas respecter la législation belge sur le travail « sans que personne ne fasse rien ».

Ryanair a mené des actions notamment la fermeture provisoire la base de Bruxelles (à Brussels Airport, NDLR) qui a impacté négativement environ 80 emplois, dont 44 stewards et hôtesses et 17 pilotes.




Elle n’ouvre pas le dialogue avec le personnel qui se sent lésé.

Outre les réunions mensuelles du conseil d’entreprise et du comité pour la protection et la prévention au travail (CPPT). « aucune entrevue n’est prévue pour le moment entre le personnel de cabine et la direction de Ryanair pour aborder ces problématiques », rapporte BX1.

Face à la situation, CNE et ACV Puls ont lancé un appel aux ministres de l’Emploi Pierre-Yves Dermagne (PS) et de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD).

Ils espèrent que ceux-ci pourront exercer leur autorité pour mettre fin au piétinement de la loi.

« Les fêtes de fin d’année approchent et, si rien ne bouge du côté de Ryanair ou des autorités belges, il y a de grandes chances pour que le personnel exprime sa colère à cette occasion via des mouvements sociaux », mettent en garde les deux syndicats.