Casablanca: réduction du débit d’eau dans les robinets

STRESS HYDRIQUE: RÉDUCTION DU DÉBIT D’EAU DANS LES ROBINETS DE CASABLANCA, À PARTIR DU 1ER DÉCEMBRE 2022

Pour optimiser la gestion de la distribution d’eau potable à Casablanca, Lydec, gestionnaire délégué, annonce une réduction du débit à compter du 1er décembre 2022. La Lydec appelle en conséquence ses usagers à s’assurer du bon fonctionnement du surpresseur de leur habitation, un équipement interne exigé pour les bâtiments de plus de 5 étages.




Dès le 1er décembre prochain, le débit d’eau se verra réduit à Casablanca, signale Lydec, dans un avis qui vient d’être diffusé. «Durant cette période de sécheresse, qui a engagé une situation hydrique critique au niveau des bassins hydrauliques approvisionnant le Grand Casablanca, et suite aux instructions des autorités de tutelle, la Lydec a mis en place un plan d’action détaillé dans le but de gérer la pénurie d’eau sur le périmètre de la gestion déléguée», annonce le gestionnaire délégué, en charge de la distribution d’eau potable et d’électricité du Grand Casablanca. La Lydec n’a pas encore précisé quels sont les quartiers concernés par cette mesure.




La Lydec va effectuer à compter du 1er décembre prochain des opérations d’optimisation de la pression de l’eau. Le gestionnaire délégué précise dans ce même avis qu’afin d’éviter toute perturbation de l’alimentation en eau potable, ses clients devront s’assurer du bon fonctionnement du surpresseur de leur immeuble. Il s’agit d’un équipement interne, exigé pour les immeubles de plus de cinq étages, qui permet de maintenir une pression d’eau suffisante. L’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE) a d’ores et déjà instauré, en juillet 2022, une politique de réduction des débits d’eau dans plusieurs régions du Royaume du Maroc.




Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau, avait indiqué aux députés de la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement au Parlement, au cours de la présentation du budget sectoriel pour l’exercice 2023 du ministère qu’il dirige, que le niveau des réserves des barrages, au 1er novembre 2022, s’élevait à environ 4,03 milliards de m³. Il s’agit là d’un taux de remplissage de 25%, avait souligné le ministre, contre 35% enregistré à la même période, l’an dernier. Nizar Baraka avait également informé les députés de cette commission que le volume d’eau entrant dans les barrages, au début de l’année 2022, avait atteint 424 millions de m³, ce qui représente un déficit de 43% par rapport à la moyenne annuelle, et un excédent de 74% par rapport à l’année 2021.