Le Maroc revendique ses îles et ses rochers occupés par l’Espagne

LE MAROC REVENDIQUE SES ÎLES ET SES ROCHERS OCCUPÉS PAR L’ESPAGNE

Le Royaume du Maroc continue de revendiquer ses territoires occupés par le Royaume d’Espagne. En dehors des villes occupées de Sebta et de Melilla, le Maroc se concentre désormais sur les eaux juridictionnelles, notamment les îles Chafarinas, Alborán et Perejil (Îlôt Leïla), de même que le rocher d’Al Hoceïma et le rocher de Vélez de la Gomera.




En plus des eaux de la côte marocaine dans l’Atlantique et celles qui chevauchent les îles Canaries, le Maroc veut également délimiter les eaux au large de la côte méditerranéenne dans le nord du pays.

Il s’agit notamment des îles Chafarinas, Alborán et Perejil (Persil), ainsi que le rocher d’Al Hoceïma et le rocher de Vélez de la Gomera.

« Le groupe de travail sur la délimitation des espaces maritimes de la côte atlantique sera réactivé, dans le but de réaliser des progrès concrets », indique le point 6 de la déclaration conjointe entre le Président du gouvernement d’Espagne Pedro Sánchez et le roi du Maroc Mohammed VI, qui a été signée à Rabat le 7 avril.

Le groupe de travail a déjà tenu au moins deux séances à Madrid pour délimiter les eaux qui chevauchent le Maroc, le Sahara marocain et les îles Canaries.

Les deux parties ont revendiqué la souveraineté sur ces espaces maritimes et préfèrent négocier avant de saisir le tribunal international du droit de la mer.




Le Maroc ne reconnaît pas ces espaces maritimes comme espagnols, mais les considère sous sa souveraineté.

Le Maroc estime par exemple que le rocher de Vélez de la Gomera, d’une longueur de 85 mètres, qui dépend de la capitainerie maritime de la ville occupée de Melilla, ne dispose que de cinq mètres d’eaux territoriales espagnoles.

Cette pression sur les rochers et les îles au large des côtes marocaines pourrait être une stratégie du Maroc pour obtenir un avantage dans la délimitation des eaux des îles Canaries et du Sahara marocain, analysent des experts.

À la date d’aujourd’hui, il n’existe aucune délimitation clairement convenue de ces eaux, ni dans les îlots, ni dans les rochers, ni même dans les cas de Sebta et Melilla, explique Alejandro del Valle, professeur de droit international à l’université de Cadix.




« Les réunions du groupe de travail vont porter leurs fruits; tous les engagements seront mis en œuvre », a récemment assuré José Manuel Albares, le ministre espagnol des Affaires étrangères.

Par ailleurs, le président du conseil provincial de Nador, Saïd Rahmouni, s’est rendu récemment à Madrid pour tenter de conclure des accords de voisinage avec Melilla, afin de définir un nouveau modèle de frontière avec la ville occupée.

Une initiative qui s’inscrit en droite ligne du projet de « régionalisation avancée » proposée par le roi Mohammed VI.

Le Président du gouvernement d’Espagne Pedro Sánchez a déjà exprimé le soutien de l’Espagne au plan marocain d’autonomie sous souveraineté marocaine de ce territoire qu’il considère comme la solution « la plus sérieuse, la plus crédible et la plus réaliste » pour mettre fin au conflit artificiel sur le Sahara marocain.