Bouznika: enquête sur des villas clandestines construites sur la plage

BOUZNIKA: LES AUTORITÉS ENQUÊTENT SUR PLUSIEURS VILLAS CLANDESTINES ILLÉGALEMENT CONSTRUITES SUR LA PLAGE

Une enquête a été ouverte par les autorités marocaines sur la construction illégale de villas de luxe sur la plage de Bouznika.




Cette enquête sur la construction illégale de villas clandestines sur la plage de Bouznika a été confiée par le procureur général du roi près la cour d’appel de Casablanca à la Brigade nationale de la police judiciaire. 

Il s’agit d’un lotissement clandestin qui a été construit sur un terrain appartenant au domaine public, sans les autorisations nécessaires et en violation des lois et règlementations en vigueur. 

Les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire qui mènent cette enquête ont entendu plusieurs élus du conseil communal de Bouznika qui avaient adressé une plainte au parquet fin novembre dernier. 

Selon cette plainte, des autorisations de construction ont été octroyées à des personnalités influentes, notamment des anciens parlementaires, pour la construction de ces villas illégales sur la plage de la ville. 

Les élus demandaient l’ouverture d’une enquête pour élucider les circonstances entourant ces constructions qui ont vu le jour dans la partie sud de la plage.




Il est important de noter que cette enquête intervient près de deux mois après la plainte déposée par les élus communaux de Bouznika, et vise à faire la lumière sur les responsabilités et les manquements qui ont permis ces constructions illégales, et à prendre les mesures appropriées pour remédier à la situation et protéger les intérêts de la communauté. 

La ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fattah Alaoui, a reconnu qu’un terrain appartenant au domaine public, situé en bord de mer au sud de Bouznika, a été illégalement utilisé pour la construction de chalets d’été et d’un club par des personnes influentes.

Selon la ministre, il y aurait près de 520 constructions concernées, qui occupent un total de 40 hectares appartenant au domaine public. Cette révélation a été faite dans sa réponse à une question écrite à la Chambre des représentants.