Résolution du Parlement européen: clarté de l’Espagne, ambiguïté de la France

RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN: CLARTÉ DE L’ESPAGNE, AMBIGUÏTÉ DE LA FRANCE

Le président français a eu des difficultés à donner une réponse claire sur la résolution anti-marocaine adoptée par le Parlement européen, alors que le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a catégoriquement rejeté cette résolution.




Le président français Emmanuel Macron a été pris au dépourvu lorsqu’on lui a posé une question sur la décision prise par le Parlement européen contre le Maroc.

Il a visiblement été embarrassé par cette question et n’a pas réussi à donner une réponse claire, se contentant de dire « sans commentaire » pour éviter de se prononcer.

Selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, il a ensuite tenté de se défiler en affirmant qu’il était « inconvenant de s’immiscer dans les affaires intérieures des pays amis ».

Cependant, cette déclaration est en contradiction avec le fait que la décision européenne est clairement une ingérence dans les affaires du Maroc et dans sa souveraineté judiciaire. Au contraire du président français Emmanuel Macron qui a eu des difficultés à donner une réponse claire sur la décision prise par le Parlement européen contre le Maroc, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a été franc et clair en exprimant son rejet de cette décision.




Il a souligné que cette décision va à l’encontre des excellentes relations entre le Royaume d’Espagne et le Royaume du Maroc, et a rappelé que la position de son parti, le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol), et celle de ses députés européens, est en faveur de la reconnaissance de l’intégrité territoriale du Maroc.

Depuis le rétablissement des relations entre Rabat et Madrid, les responsables espagnols ont régulièrement mis en avant l’importance du rôle du Maroc pour l’Espagne et pour l’ensemble des pays de l’Union Européenne.

Selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a récemment déclaré que l’Espagne, l’Europe et le Maroc partageaient des intérêts vitaux.

Il a souligné que le Maroc est un pays voisin et un partenaire stratégique de l’Espagne et de l’Europe, avec qui ils partagent la gestion et le contrôle de l’immigration illégale, la lutte contre l’idéologie jihadiste, l’engagement pour le développement commun et l’intérêt pour l’Afrique.




De plus, le ministre espagnol des Affaires étrangères a souligné que sans la coopération avec le Maroc, l’Espagne et l’Europe ne pourraient pas démanteler les cellules jihadistes et arrêter les terroristes.

Selon José Manuel Albares, les routes de migration de l’Afrique vers l’Europe ont connu une augmentation significative allant de 60% à 150%, tandis que le nombre de migrants arrivés en Espagne a diminué de 30% grâce à la coopération avec le Maroc.

Les opérations menées conjointement par le Royaume d’Espagne et le Royaume du Maroc pour lutter contre les risques terroristes continuent également.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères a illustré ses propos en rappelant la dernière opération menée il y a deux semaines par les autorités marocaines et les autorités espagnoles qui a permis de démanteler une cellule terroriste liée à Daesh et composée de trois individus actifs en Espagne et au Maroc.