Affaire du journaliste Rachid M’barki: un «anti-marocanisme viscéral»

AFFAIRE DU JOURNALISTE RACHID M’BARKI : LAHCEN HADDAD DÉNONCE UN «ANTI-MAROCANISME VISCÉRAL»

La mise en retrait par BFMTV de son journaliste franco-marocain, Rachid M’Barki, pour avoir dit sur antenne «Sahara marocain» montre la «censure» pratiquée par la chaîne d’information française et reflète un «anti-marocanisme viscéral», a dénoncé l’expert international en démocratie, Lahcen Haddad.




Dans un tweet, le parlementaire et ancien ministre du tourisme dans le gouvernement Benkirane I a également pointé du doigt un «Maccarthysme à la française». 

«Censure à @BFMTV, car il a dit “Sahara marocain”. #Maccarthysme à la française! & Anti-marocanisme viscéral! S’il avait dit “peuple sahraoui”, terme préféré par l’#Algérie, ça passe! 2 poids 2 mesures!», s’est-il indigné, dans ce tweet accompagné d’un portrait du journaliste vedette de la chaîne française. 

Le journaliste Rachid M’Barki, animateur historique de la chaîne de télévision française BFMTV, qui assure la présentation du journal de la nuit, est suspendu depuis la mi-janvier, pour avoir, selon la chaîne, «diffusé des contenus non validés par la hiérarchie».

Rachid M’Barki, qui a une carrière de plus de 30 ans en journalisme, a ainsi été mis à l’écart par la chaîne qui a ouvert une enquête interne.

Vedette de la chaîne, originaire du Maroc, le journaliste et présentateur Rachid M’barki a été suspendu alors que la chaîne de télévision a commencé un audit interne après des soupçons d’ingérence, au sujet de contenus concernant le Maroc entre autres.

La procédure vise notamment à «identifier l’ensemble des contenus qui n’ont pas suivi les circuits de validation habituelle de la chaîne» qui soupçonne même «une ou plusieurs opérations d’influence dont l’origine n’a pas été officiellement identifiée».