251 délinquants mineurs libérés pour éviter la propagation du covid-19

Le président du parquet général a demandé aux magistrats de prendre les mesures nécessaires pour éviter la propagation du Covid-19 dans les centres de rééducation pour mineurs. Jusqu’à samedi dernier, il a été procédé à la libération de 251 jeunes.




Quelques heures après la diffusion des deux circulaires adressées par le président du ministère public, Mohamed Abdennabaoui, aux présidents des tribunaux et aux procureurs du roi, des délinquants mineurs ont été libérés. On comptait, samedi, 251 libérations.

Le chef du parquet avait demandé à tous les magistrats du royaume de prendre les mesures préventives nécessaires pour éviter la propagation du coronavirus parmi la population carcérale, particulièrement parmi les mineurs. Ces enfants étaient placés dans les Centres de protection de l’enfance (CPE) pour avoir commis différents délits et infractions pénales.

La décision de libération de ces mineurs a été prise après la demande faite par l’Observatoire marocain des prisons (OMP), qui a alerté les autorités compétentes sur les risques que fait encourir la surpopulation de ces établissements.




Le ministère de la Jeunesse et des sports, qui supervise ces centres, a indiqué que cette opération avait été entreprise pour protéger les résidents et les résidentes de ces CPE du danger du Covid-19.

Le chef de ce département et porte-parole du gouvernement avait adressé une requête au président du ministère public pour étudier les possibilités juridiques d’adaptation des sanctions à l’encontre des mineurs à la situation exceptionnelle que vit le Maroc.

Cette requête, ajoute-il, vise à garantir l’intérêt supérieur des enfants et à protéger les cadres administratifs et éducatifs. Le président du parquet a satisfait à cette demande qui a permis à des mineurs délinquants de retrouver leurs familles ou de bénéficier d’autorisations exceptionnelles.




Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du lundi 23 mars, que Mohamed Abdennabaoui a souligné que, dans la situation exceptionnelle que connaît le royaume, il est impératif de prendre les dispositions nécessaires pour éviter toute propagation de cette pandémie.

D’autant, ajoute-t-il, que la situation des mineurs est préoccupante à cause du surpeuplement dont souffrent ces centres dont les capacités d’accueil sont limitées. Ces mesures, précise Abdennabaoui, visent à protéger aussi bien les mineurs que les responsables administratifs et éducatifs qui les encadrent.

Du coup, le président du parquet a appelé tous les juges et procureurs du roi à s’enquérir de la situation des centres de la protection de l’enfance qui se trouvent dans leur juridiction. Les magistrats devront veiller à revoir les mesures restrictives prises à l’encontre des mineurs délinquants conformément aux dispositions des articles 501 et 516 du code pénal.




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