(Vidéo) Des médecins proposent de traiter tous les états grippaux à la chloroquine

Plusieurs médecins marocains préconisent de traiter à la chloroquine tous les patients présentant des symptômes grippaux.




Le professeur Chafik Chraibi, gynécologue-obstétricien a partagé hier, lundi 6 avril, sur sa page Facebook la vidéo ci-dessous dans laquelle il recommande d’utiliser le traitement à base de chloroquine « très tôt, c’est-à-dire avant même de faire le diagnostic de la maladie – car ça prend du temps – ou qu’elle se complique ». « Je voudrais apporter ma modeste contribution à cette pandémie que nous traversons partout dans le monde et notamment dans notre pays. Je ne veux certainement pas interférer avec les autorités sanitaires qui font un travail colossal qui est très salutaire », entame le professeur. Face à « l’augmentation importante de cas confirmés et de décès » au Maroc, et « selon toute la littérature que j’ai lue, je trouve que le traitement par la chloroquine est très important. Les autorités sanitaires marocaines l’ont compris depuis longtemps vu qu’elles ont réservé tous les stocks de chloroquine existant au Maroc au niveau de la pharmacie centrale du ministère de la Santé.




Mais ce même ministère utilise cette chloroquine dans les cas avérés de coronavirus », poursuit Chraibi qui précise par ailleurs qu’il « serait très intéressant d’abord d’utiliser non pas la bithérapie c’est-à-dire sulfate de chloroquine et azithromycine mais aussi d’ajouter du sulfate de zinc ». « Dès que la personne présente des signes d’une simple grippe, il faudrait commencer le traitement, et pas en automédication, mais en consultant un médecin notamment un cardiologue car les principaux effets secondaires de la chloroquine sont des anomalies cardiaques. Il faudrait donc que la personne fasse un électrocardiogramme et que le médecin lui-même puisse prescrire ces médicaments que le patient peut trouver en pharmacies et non pas dans les hôpitaux, ce qui retarde le traitement », indique-t-il dans sa vidéo. Et d’ajouter que si une personne présente des symptômes grippaux en avril, « c’est plus probable qu’il s’agisse du coronavirus que de la grippe normale car on a dépassé la période de la grippe normale ».

En résumé, Chafik Chraibi conseille:

  1. l’utilisation de la chrolorquine dès les premiers symptômes
  2. l’utilisation de la trithérapie en ambulatoire
  3. le confinement qui doit être toujours de mise
  4. le port du masque qui est très important, une précaution confirmée par l’académie de médecine





« Je crois que de cette manière-là, nous pourrons arriver à stopper voire même a éradiquer cette pénible maladie ». Plusieurs échanges de vocaux de médecins dans des groupes WhatsApp et rendus publics vont dans le même sens. Selon le pneumologue Chakib Laraqui, « vu la pandémie et le risque vital que représente ce virus pour nous tous, il faudrait faire comme pour la tuberculose et « traiter systématiquement le cas infecté et son entourage pour limiter la contagion ». « Pour traiter le cas, a-t-on vraiment besoin d’un bilan avec scanner, une recherche PCR etc. qui coutent trop cher et qui dépassent les moyens financiers de notre pays? Moi je pense, selon mon humble expérience, que quelqu’un qui présente des symptômes pseudo-grippaux en avril, qu’est-ce qu’il faut de plus pour le traiter? », continue le professeur. « Moi, je traite la personne et son entourage. C’est le seul moyen, sachant que le traitement à la nivaquine et la azithromycine ne dépasse pas 100 DH pour une semaine ou dix jours. » Une analyse à laquelle le Professeur Saad Soulami, cardiologue à Casablanca, souscrit « entièrement ». « Si on ne le fait pas, on court droit dans le mur, ça, je peux te le garantir », lui a-t-il répondu dans son audio.




« Effectivement, il faut commencer à traiter les symptômes quand ils apparaissent. Ce n’est pas normal d’avoir une grippe au mois d’avril. On aura des effets secondaires, certes, mais on va sauver des gens. Là, on est en train de faire des catastrophes sans s’en rendre compte, ce n’est pas possible. Ce sont des lits occupés pour rien, des malades qu’on peut traiter sans aucun soucis. Il faudrait que ton audio circule jusqu’au hautes autorités pour qu’elles prennent les décisions ». Dans ce débat, le Pr Jaâfar Heykel, épidémiologiste et expert OMS, a exprimé à l’inverse son opposition radicale aux propositions sus-citées. « Je pense qu’il faut être très prudent et ne pas préconiser le traitement à tous, ça n’a pas de sens ni scientifique ni épidémiologique, tout d’abord parce qu’il faut maîtriser les tenants de la dynamique épidémiologique et les conséquences cliniques du covid-19. », a-t-il déclaré. Le professeur, qui « soigne des covid-19 au quotidien », a notamment assuré qu’il « y a des effets secondaires assez pénibles nous obligeant à arrêter parfois ». « Je crois que certains oublient que la dose de chloroquine à 1.000 mg/j n’est pas anodine et doit être sous surveillance médicale. (…) Donc, mon conseil c’est qu’il ne faut se prononcer que lorsque l’on maîtrise le sujet qui est plus complexe qu’il ne paraît ».




« En pratique, il faut dépister plus largement et traiter les cas très tôt. Les effets secondaires du protocole sont clairs et je peux parler en connaissance de cause car nous suivons 40 patients sous protocole au sein de la clinique de Vinci en collaboration avec la Direction régionale de la santé », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance du « respect scrupuleux » des mesures barrières dont le confinement, et du dépistage précoce et élargi afin de « prendre en charge tôt sur le plan protocole thérapeutique et éviter que les cas n’entrent en soins intensifs ». « Le traitement de masse aux doses actuelles de surcroît est un non-sens dans le contexte actuel de l’épidémie », a conclu le Pr Heykel. Pour rappel, le traitement des patients atteints de covid-19 par l’association chloroquine-azythromycine a été adopté dans le protocole thérapeutique marocain entre le 20 et 22 mars derniers. Le comité scientifique et technique marocain avait recommandé le 20 mars dernier ce traitement de première intention pour le patient et son entourage. Dr Lyoubi, directeur de l’épidémiologie, a laissé entendre avec certaines réserves que les premiers résultats étaient encourageants. En effet, certains contaminés ont réussi à guérir en six jour à l’aide de ce traitement.









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