Une bonne nouvelle en demi-teinte pour les cafés et les restaurants au Maroc

Une bonne nouvelle en demi-teinte pour les cafés et les restaurants au Maroc




Le gouvernement marocain s’active pour engager le pays le processus de déconfinement progressif à partir du 11 juin. Les cafés et restaurants seront autorisés à ne fournir que des services rapides à leurs clientèles.




Le ministère de l’Intérieur s’est penché sur la réouverture des cafés et restaurants après l’Aïd El-Fitr, qui a d’ailleurs fait l’objet d’un plan, rapporte Al Akhbar. Ces établissements seront appelés à rouvrir, mais pas comme par le passé.

Ils ne fourniront que des services rapides, dans le strict respect des gestes barrières et de toutes les mesures qui leur ont été notifiées par les agents et auxiliaires d’autorité.

Aux propriétaires des cafés et restaurants, il leur a également été fait obligation de déclarer leurs employés à la CNSS ; ce qui permettra à ceux-ci de bénéficier des subventions accordées en temps de crise.

En optant pour une réouverture encadrée de ces établissements, le ministère œuvre pour le retour progressif des 200 000 salariés du secteur.




Les propriétaires de cafés et de restaurants refusent de reprendre leurs activités sans réunion préalable avec le Comité de veille économique. Les professionnels de ce secteur tiennent à élaborer les conditions de la reprise avec les services concernés.

Dans un communiqué, l’ANPCR déclare refuser toute reprise du travail sans réunion préalable avec le Comité de veille économique (CVE) et le gouvernement.

Laquelle réunion devra être consacrée à l’importante accumulation de dettes (Loyer, eau et électricité, impôts, etc.…), à la situation sociale critique des centaines de milliers d’employés et aux grands dysfonctionnements de l’arsenal juridique régissant les cafés et les restaurants.




Ces dysfonctionnements ont condamné la profession à une précarité qui, bien antérieure à la pandémie, risque de lui survivre.

L’association s’étonne, par ailleurs, que le CVE n’ait pas créé une cellule pour informer les cafetiers et les restaurateurs des décisions et des éventuelles mesures destinées à atténuer les préjudices qu’ils ont subis.

Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du mercredi 27 mai, que l’Association a dénoncé l’attitude du gouvernement qui n’a pris, à ce jour, aucune mesure pour atténuer les répercussions sociales et psychiques de la crise sur les professionnels de ce secteur.

Ainsi, ces derniers appellent le gouvernement et le CVE à créer une cellule de communication et à ouvrir un dialogue d’urgence pour trouver les moyens de sauver le secteur d’une faillite certaine.




Un membre du bureau de l’ANPCR a déploré la situation précaire dans laquelle vivent les professionnels et les employés en rappelant que, «à part les restaurants qui ont poursuivi leurs activités en recourant au service à distance et à la livraison à domicile, 90% de ces commerces ont été durement impactés par le confinement».

«Le gouvernement a tourné le dos à nos multiples revendications pour soutenir ce secteur», ajoute-t-il en soulignant que les syndicats des professionnels ont des visions claires quant aux mesures à prendre pour amortir les répercussions du confinement et demandent à participer aux décisions.

En effet, estiment les professionnels du secteur, toute reprise doit être préparée à travers l’élaboration d’un plan commun garantissant le redressement et la poursuite des activités de ces entreprises, ainsi que le retour des employés.




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