Les prostituées innovent pour continuer à travailler malgré l’état d’urgence sanitaire

Les prostituées innovent pour continuer à travailler malgré l’état d’urgence sanitaire




Le confinement a empêché les prostituées d’exercer leurs activités. Du coup, elles ont commencé à publier des petites annonces sur des sites de prestation de services où elles entrent en contact avec leurs clients via Gsm, WhatsApp, voire GPS pour localiser leurs appartements.




Les filles de joie de Casablanca n’ont pas résisté à l’état d’urgence sanitaire qui les a privées de leurs activités après l’instauration du couvre-feu et la fermeture des restaurants, des bars et des cabarets.

Du coup, elles ont trouvé la parade en recourant à la publicité sexuelle (payante ou gratuite) sur des sites de prestation de services où elles indiquent leur numéro de téléphone et leurs horaires de travail.

Dans ces petites annonces, elles donnent les détails des services qu’elles fournissent, les modalités de réception du client dans un appartement ou chez le client ainsi que l’âge des filles et leurs «compétences».

Ce sont des entremetteuses qui communiquent avec les clients via WhatsApp ou directement par téléphone pour leur fixer des rendez-vous, les informer de la tarification des différents services ainsi que de l’adresse approximative de l’appartement.




La position de l’appartement est localisée à travers la technique du GPS que ce soit pour le client s’il désire se rendre sur place ou par la prostituée si le client préfère la recevoir chez lui. Certaines marchandes d’amour travaillent à leur compte.

Elles publient des photos érotiques pour attirer les clients et leur numéro de téléphone pour convenir d’un rendez-vous avec le client. Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du samedi 30 mai, que cette publicité sexuelle ne s’est pas limitée à des prostituées marocaines.

Des travailleuses du sexe africaines les ont concurrencées en publiant des annonces avec des photos sexy en précisant qu’elles reçoivent leurs clients chez elle.

La plupart de ces maisons closes clandestines se trouvent dans les quartiers Bourgogne, Maârif, El Oulfa et le long du boulevard Zerktouni.




Les prostituées prennent des précautions en ne donnant pas l’adresse exacte de leur appartement de peur d’être localisées par la police.

Elles préfèrent guider les clients par téléphone jusqu’à un endroit proche de l’immeuble où se trouve leur appartement avant de les aborder.

Les prostituées confinées savent qu’elles sont guettées par les services de police qui reçoivent directement des renseignements sur leurs activités ou sont carrément avisés par les plaintes de leurs voisins.

Il faut rappeler que la police de Casablanca avait démantelé pendant la période de confinement deux réseaux de massage sexuel respectivement dans un appartement du quartier El Firdaous et dans un salon de coiffure près du boulevard d’Anfa.




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