(Vidéo) Décès après une liposuccion: le médecin poursuivi pour "homicide involontaire"

(Vidéo) Décès suite à une liposuccion: le médecin poursuivi pour « homicide involontaire »




La famille d’Imane Bensmina, blogueuse de 32 ans décédée après une banale opération de chirurgie esthétique, l’avait juré. Une plainte a été déposée contre le chirurgien et la clinique dans laquelle a été opérée la jeune femme.




Le chirurgien esthétique et la clinique dans laquelle avait été opérée la blogueuse Imane Bensmina, décédée le 17 juin dernier à Rabat, se retrouvent sous le coup de poursuites judiciaires, lancées par la famille de la jeune défunte.
Dans une vidéo postée le 4 juillet 2020 sur YouTube, le frère d’Imane Bensmina l’a bien fait comprendre: sa famille ne compte pas se taire et fera tout pour rendre justice à leur fille et soeur, et sanctionner ceux qui ont « assassiné » Imane, selon les termes employés par son frère.
« Vous n’avez pas honte. Tout ce qui vous intéresse, c’est l’argent. Pourquoi faites-vous de la médecine si vous n’avez aucune conscience, aucun sens éthique? Bande de charlatans. Bande d’assassins (…) Mais je vous promets nous n’allons pas nous taire », a lancé le frère d’Imane Bensmina dans cette vidéo.




Il est sous le coup d’une intense colère. Avocate au barreau de Casablanca, Me Meriem Berrada représente la famille d’Imane, qui a porté plainte pour « homicide involontaire ».
L’affaire se trouve actuellement entre les mains du procureur du Roi. L’enquête en est à peine à ses débuts et tout le monde attend le rapport d’autopsie afin de définir si Imane Bensmina est décédée des suites d’une complication post-opératoire ou d’une erreur médicale.
En effet, la nuance a toute son importance. Si la jeune femme est morte suite à des complications post-opératoires, son décès ne sera alors pas lié à une erreur du médecin. En revanche, si erreur médicale il y a eu, son décès découlerait d’un acte commis par le médecin lui-même.




Or, si une erreur médicale mène au décès du patient, ou à des conséquences très graves sur la santé de celui-ci (telle qu’une paralysie), la responsabilité du médecin est, dans ce cas, engagée.
Celui-ci peut être donc poursuivi conformément à l’article 432 du Code pénal qui pénalise l’erreur médicale. S’il se retrouve condamné, le médecin risque « une peine d’emprisonnement allant de trois mois à cinq ans », selon cet article de loi.
Selon le frère d’Imane Bensmina, la jeune femme est décédée d’une embolie pulmonaire, après avoir subi une banale opération de chirurgie esthétique, une liposuccion, en l’occurrence, qui consiste à aspirer de la graisse de certaines régions du corps. Au cours de cette opération, cette graisse aurait, selon son frère, migré vers le coeur de la jeune femme et bouché ses artères.









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