(Vidéo) Interdiction de circuler entre certaines villes: les explications du chef du gouvernement

(Vidéo) Interdiction de circuler entre des villes: les explications de Saâd-Eddine El Othmani




Dans une vidéo partagée dimanche 26 juillet, le chef du gouvernement explique les raisons qui ont motivé la décision annoncée le jour même d’interdire les déplacements entre huit villes du Maroc.




Dans cette vidéo qui circule sur le web, sans pour autant que celle-ci ait été postée sur comptes officiels du chef du gouvernement sur les réseaux sociaux, Saâd-Eddine El Othmani revient sur la décision conjointe du ministère de l’Intérieur et celui de la Santé d’interdire les déplacements entre huit villes du Maroc et ce, selon lui, «en raison de l’augmentation du nombre de cas de contaminations».

Il revient en effet sur «les quelques 800 cas» enregistrés samedi, suivis de «633 cas» dans la journée du dimanche, avouant ne pas pouvoir se prononcer sur l’évolution de la situation si on laissait les choses en l’état et s’alarmant également de la hausse des cas critiques mais également des décès, «jusqu’à huit ces derniers jours».




La situation actuelle est telle que «des mesures difficiles» devront être prises, annonce le chef du gouvernement, afin d’enrayer la pandémie.

S’agissant du choix des villes vers (et depuis) lesquelles il est désormais interdit de se déplacer, à savoir Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech, Saâd-Eddine El Othmani explique que ce n’est pas tant le nombre de cas enregistrés dans ces villes qui a motivé cette décision, mais bien la crainte que le virus ne se propage dans des villes peu ou pas touchées faute de respect des mesures de sécurité inhérentes à la crise sanitaire.

Celui-ci a également eu un mot pour les familles qui fêtent l’Aïd en leur souhaitant de passer de bonnes fêtes mais chez elles.




Mais sans avoir à se déplacer afin de ne pas risquer de contaminer leur famille, «leurs parents âgés», «les personnes souffrant de maladies chroniques» dans le cas où les porteurs seraient asymptomatiques.

«Cette décision qui a été prise était essentielle», soutient-il, expliquant que l’évolution critique de la situation au Maroc est préoccupante car «on ne sait pas comment elle peut évoluer à l’avenir», rappelant que les citoyens doivent «respecter les mesures sanitaires prises» par le Maroc et appelant ceux-ci à faire preuve «d’entraide et de solidarité» comme au début de la crise sanitaire.

«Si nous ne nous entraidons pas, et que les cas continuent d’augmenter, tout le monde y perdra», conclut-il.









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