Le marché africain commun prend forme

La zone de libre-échange continentale africaine est opérationnelle depuis le 1er janvier 2021 – Le marché africain commun prend forme




Le Royaume insiste sur une coopération solidaire et agissante qui permettra à la Zone de réaliser son plein potentiel. Parmi les pistes recommandées dans ce sens par le Maroc, notamment durant le 13ème sommet extraordinaire de l’Union africaine relatif à la Zlecaf tenu en décembre 2020, on relève le développement du commerce intra-africain.




Un nouveau chapitre de l’histoire économique de l’Afrique s’ouvre en 2021. En date du 1er janvier, l’intégration continentale a, officiellement, pris forme. Ceci se matérialise par l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).

Les premiers échanges commerciaux ont en effet démarré à partir de cette date, et ce après un report imposé par le contexte sanitaire dû à la propagation de la Covid-19 début 2020. Ces transactions concrétisent en effet un rêve tant attendu par les opérateurs, celui de créer un marché africain commun représentant un PIB cumulé pouvant atteindre les 3,4 billions de dollars et ciblant 1,27 milliard de consommateurs.




Quelles retombées ?

Se référant aux prévisions établies dans ce sens, la création de la Zlecaf renforcera les relations commerciales intra-africaines qui ne représentent à ce jour que 16%. Elle consolidera également le taux d’industrialisation du continent (2% de la valeur ajoutée manufacturière mondiale) et réduira la dépendance aux matières premières. La zone propulsera, également, l’intégration économique du continent et promouvra le «made in Africa».

Pour mener à bien ce projet, les États misent sur l’instauration de mécanismes de coordination efficaces. Les communautés économiques régionales joueraient un rôle important dans cette synergie. Le Maroc estime que ces communautés contribueront à l’harmonisation des politiques et des priorités continentales, et ce dans le respect des principes de subsidiarité et de complémentarité.




Le Royaume insiste dans ce sens sur une coopération solidaire et agissante qui permettra à la Zone de réaliser son plein potentiel. Parmi les pistes recommandées dans ce sens par le Maroc, notamment durant le 13ème sommet extraordinaire de l’Union africaine relatif à la Zlecaf tenu en décembre 2020, on relève le développement du commerce intra-africain.

L’importance étant d’élaborer des stratégies sur la PME-PMI, de faciliter le commerce et d’encourager la numérisation de l’économie africaine. L’instauration des règles d’origine appuiera, également, l’intégration économique africaine. Ces critères permettront ainsi de développer les chaînes de valeur sur la base des complémentarités au sein du continent.




Qu’en pense le Maroc ?

Acteur stratégique de cette nouvelle coopération sud-sud, le Maroc voit en cette nouvelle étape un gisement d’opportunités. D’ailleurs, le Royaume n’a cessé de le souligner : le lancement effectif des échanges commerciaux dans le cadre de la Zlecaf constitue un nouveau palier sur le chemin de l’unité et de l’intégration du continent. Le Maroc voit en cette zone de libre-échange africaine un moteur de transformation de la matière première dont regorge l’Afrique.

La Zlecaf se veut également un maillon important pour l’accélération de la mise en œuvre d’une base industrielle africaine pour répondre à nos besoins. Cet espace vient en effet créer une complémentarité pour la création des pôles de croissance régionaux interconnectés. Il se veut par ailleurs un espace propice aux avantages comparatifs, ainsi qu’une utilité nouvelle aux Communautés économiques régionales (CER) et à l’intégration africaine.




Le Maroc estime par ailleurs que la Zlecaf jouera un rôle important dans la libération du génie créatif africain. Cette zone accélérera par ailleurs l’intégration des «Communautés économiques régionales», reconnues par l’accord de la Zlecaf comme piliers indicatifs. Rappelons que le processus de ratification du Maroc est en cours de finalisation. L’intégration de cette zone vient conforter la vision royale pour l’Afrique.

D’autant plus que le Royaume se positionne parmi les plus grands investisseurs du continent, notamment en Afrique de l’Ouest. Il y a investi plus de 3 milliards de dollars. Le continent concentre les deux tiers des investissements directs à l’étranger du Maroc, dont 13 projets d’envergure dans la région de l’Afrique de l’Ouest.



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