L’Agence de Presse algérienne accuse la Banque mondiale de couvrir les vrais chiffres de la pauvreté au Maroc

Algérie : L’APS accuse la Banque mondiale de couvrir «les vrais chiffres de la pauvreté» au Maroc




Le torchon brûle à nouveau entre l’Algérie et la Banque mondiale. Réagissant, mardi, à un rapport de l’institution financière sur la pauvreté dans le pays, l’agence Algérie service presse (APS) n’a pas raté l’occasion pour impliquer, encore une fois, le Maroc.

«Le dernier rapport de la Banque mondiale (BM) sur l’Algérie dénote une forte tendance à voir l’Algérie en noir», a fustigé mardi l’agence de presse algérienne (source), qui a dénoncé «un rapport sans aucune valeur, qui n’a rien de financier, visiblement rédigé sur instigation de certaines parties connues pour leurs hostilités à l’Algérie».

Considérant que «la Banque mondiale s’en prend à l’Algérie», à travers ce dernier rapport, l’APS assure que l’institution financière «s’est même arrogée, toute honte bue, un droit de prédire un séisme qui dévasterait la capitale». «Ce rapport qui a occulté toutes les bonnes performances économiques et sociales de l’Algérie, a osé inventer des chiffres sur une « prétendue pauvreté en Algérie ».




Ceci au moment où tous les indicateurs de pauvreté sont au vert», critique-t-elle, en estimant que «la pauvreté a une adresse dans la région» mais que «la Banque mondiale n’en parle pas». Dans ce sens, l’APS a tenu à impliquer le Maroc, accusant la Banque mondiale de cacher «des vérités».

«Il n’est pas question de rapporter des vérités et donner les vrais chiffres de la pauvreté au Maroc», fustige-t-elle, reprochant à la Banque mondiale de «protéger ce royaume du mal et de la misère chuchoté par les patrons de l’institution de Bretton Woods».

Cette nouvelle dépêche démontre, encore une fois, l’obsession de l’agence algérienne pour le Maroc. En effet, le rapport de l’institution affirme même que «le taux de pauvreté multidimensionnelle de l’Algérie (1,4%) est meilleur que celui de ses voisins régionaux, l’Égypte (5,2%), l’Irak (8,6%) et le Maroc (6,1%), mais plus bas que le taux de pauvreté comparativement faible de la Tunisie (0,8%)».