Certains Marocains bloqués à l’étranger devront payer leur rapatriement

Rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger: priorité aux «personnes sans moyens»




Lors des questions orales à la Chambre des représentants lundi dernier, Nasser Bourita a précisé les conditions de rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger. Parmi celles-ci, la priorité accordée aux personnes en situation de fragilité sociale.




« Le Maroc ne peut pas continuer à supporter les coûts du rapatriement de 70 à 80.000 personnes. Nous avons ciblé des opérations humanitaires relatives à des personnes sans moyens », a annoncé le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lundi dernier, devant les députés.

En effet, le rapatriement de près de 8.000 personnes en situation de fragilité sociale, sanitaire et matérielle est actuellement pris en charge par l’État en priorité, a-t-il précisé, laissant entendre que l’opération ne concernera pour le moment pas tous les Marocains.

Par la suite, le ministre évoque une réflexion autour « d’autres versions comme le font des pays qui privilégient la possibilité des citoyens qui achètent un package comprenant l’avion, l’hôtel, les analyses,… ».




Autres critères de rapatriement cités par le ministre après la fragilité sociale:

  • être Marocain non résident à l’étranger
  • avoir quitté le Maroc avec un visa inférieur à 90 jours
  • être parti pour des raisons touristiques, administratives, familiales ou médicales
  • les moyens matériels, logistiques et les capacités d’accueil du Maroc en fonction de la situation épidémiologique

Jusqu’à présent, les opérations de rapatriement ont concerné les Marocains bloqués dans les enclaves espagnoles de Sebta et Melilla, ainsi qu’en Algérie, Espagne et Turquie.




Du 21 au 27 juin, 30 vols sont prévus pour rapatrier des Marocains bloqués dans 17 pays:

  • la Serbie,
  • la Hongrie,
  • l’Autriche,
  • la Mauritanie,
  • la Tunisie,
  • les Émirats arabes unis,
  • la France,
  • le Portugal,
  • la Suisse,
  • la Pologne,
  • la Hollande,
  • le Sénégal,
  • la Belgique,
  • l’Italie
  • la Grande-Bretagne





Dans cette troisième étape, 4.644 devraient avoir été rapatriés après le 27 juin, soit un total de 7.795 personnes en comptant les 3.151 rapatriés depuis déjà le 15 mai.

Cette hausse des rapatriements de 73% s’explique par le fait que pour cette opération, la totalité des sièges pourra être exploitée, contrairement aux précédentes où seuls les 2/3 des sièges étaient autorisés.

Après le 27 juin, l’opération prendra en charge les Marocains bloqués dans d’autres pays comme l’Allemagne, l’Egypte, ainsi que les continents lointains tels que l’Amérique latine et l’Asie.




Leur nombre étant plus réduits dans ces zones, Bourita mentionne la possibilité de «les rassembler dans un hub régional à Istanbul, Doha ou Paris, en attendant l’organisation des vols pour le Maroc».

Et d’ajouter: « Nous allons également recourir aux avions de certains pays qui viennent au Maroc pour rechercher leurs ressortissants afin de transporter des Marocains. C’est le cas du Canada et des USA ».




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